Ce matin, en me réveillant, je suis passé devant mon miroir, et comme a son habitude, ce dernier m’a jeté un vieux regard accusateur… Un regard sombre, et sournois… Et puis cette fois, … Me voyant dans un bien piètre état, il cru que je ne saurai peut-être pas me défendre, rassembla tout son courage et s’avança pour me déclamer :
« Toi, … Tes cernes… euh sont … grandes… »
« Très… » lui répondis-je…
Et alors que ses contours incertains semblaient se glorifier de leur affront, j’ajoutais ceci :
« Ah non… C’est un peu court jeune homme
On pouvait dire … Oh ! Dieu ! Bien des choses en sommes
En variant le ton, par exemple, sans peine
Agressif : Moi monsieur, si j’avais de telles cernes
Il faudrait sur le champ que je les amputasse
Descriptif : C’est un creux, c’est un puits, c’est une crevasse !
Que dis-je, c’est une crevasse ? C’est un précipice !
Hautain : Qu’on épargne ma vue de ce supplice
Curieux : A quoi servent ces décorations vulgaires ?
Etes-vous amérindien ? Sont-ce des peintures de guerre ?
Pédant : Elles étaient ainsi nommées par Aramis
Les grandes et terribles Cernicus Cadaveris
Lectrice de cosmo : Mais il existe des crèmes
Pour masquer de son visage ces horribles cernes
Dévot : Pour que votre peau même change de couleur
C’est que votre âme même, est pleine de noirceur
Pour vous ramener dans le droit chemin
Il nous faudra vous tuer, c’est votre destin
Voilà ce qu’à peu près, mon cher, tu m’aurais dit
Si tu avais un peu de lettres et d’esprit
Mais d’esprit, au du plus lamentable des êtres
Tu n’en eu jamais un atome, et de lettres
Tu n’en possède que l’image… Sache d’ailleurs
Que je m’enorgueillis de pareilles cicatrices
Attendu que de grandes cernes est proprement l’indice
D’un homme affable, bon, courtois, spirituel
Qui profite de la vie, et qui s’assume tel
Que je suis et que personne ne m’empêchera
D’être »
dimanche 8 juillet 2007
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