Alors pour des raisons de temps et d'organisation, j'ai choisi de vous raconter mon voyage de ce week-end, avant celui à québec (qui a pourtant eu lieu une semaine avant). Mais j'ai tellement envie de vous narrer les aventures que je viens de vivre, et puis le voyage a québec contient tellement de choses à raconter... Je l'écrirai plus tard...
Donc...
Tout à commencé au retour même de Québec.
Mathieu et moi, on rentrait juste d'un voyage de 700 km, ou j'avais tenu entre mes mains la vie de 7 personnes, sur une voiture automatique dans un pays où ils conduisent comme des fous. On venait de gérer un voyage de 11 personnes, à l'autre bout du pays, sans téléphone portable. Un week-end de folie absolue, un concentré de bonheur, et on avait carrément réussi à ramener tous les participants, vivants, entiers et en bonne santé (c'était loin d'être gagné). Et donc, les deux fiers organisateurs de Mathieu & Jean-Jacques Airlines que nous sommes, absolument exténués, avec des cernes de morts-vivants ressuscités puis re-tués de sommeil après, on a directement enchainé avec un mardi haut en couleur ;
- Moi, j'ai juste mit en route pour la première fois ma grosse expérience pour voir si elle explosait pas, en dormant debout.
- Mathieu, lui avait seulement un quasi-entretien d'embauche...
Et donc mardi soir, on relâche toute la pression, on va se regarder "les rois du surf" (très bon film d'animation, très très bon...) tranquillement, et on remarque : "Ah! Tiens. Au fait, le week-end prochain aussi c'est un week-end de trois jours. Il faut qu'on se prévoit quelque chose." Tels deux personnages de cinéma qui à la fin du film, repartent à l'aventure...
Alors...
"Dès le début on savait que ce serait quelque chose de beaucoup intimiste." (un demi-cookie). On avait pas envie de faire à nouveau un truc à 11 personnes, et puis de toute façon, personne ne serait partant pour deux trucs énormes deux week-ends d'affilé. Et en fait, on ne savait pas trop où aller, et avec qui? Est-ce qu'on allait voir des baleines au nord à tadoussac? Est-ce qu'on partait tous les deux se perdre en forêt avec juste un sac à dos et une boussole?
Alors bon, on a décidé de se renseigner un peu, et Mathieu s'est dit qu'il allait passer se renseigner dans une agence de voyage.
Mercredi : ... Il a oublié, le ***... Aucune avancée...
Mercredi soir, je dine chez lui, et on se mets à papoter pendant des heures, enfin comme d'hab, et on se dit qu'on aimerait bien aller faire un peu de camping, en pleine nature, faire du canoë sur un lac et ce genre de trucs. C'est décidé on part faire une expérience de grand air.
Jeudi il parvient à passer à l'agence, laquelle ne propose rien d'intéressant au niveau sortie nature, et rien dans nos gammes de prix pour le reste...
Nous décidons cependant de réserver une voiture pour pouvoir partir le week-end (sans savoir ou), et comme plus on est de fou, moins la voiture est chère, on envoie quelques mails aux types les plus allumes qu'on connait sur cette terre pour leur demander s'ils sont près à nous suivre pour une aventure totalement dingue.
Et puis finalement, Henri, qui était venu avec nous à Québec est totalement partant, et vient avec nous. Alors juste pour bien situer les choses, avant notre voyage à Québec, Henri, c’était un ami d’Helene, une française qui est à ma résidence que je n’avais vu que 2 fois et que j’avais invitée à venir à Québec avec nous parce qu’on manquait de monde pour remplir le van. Mais lui je ne le connaissais pas du tout…
On aurait été en France, on serait partis comme ca, se poser quelque part dans une forêt, en camping sauvage, sans rien réserver ni rien demander à personne, mais … ici c’est pas comme ca. Déjà, les québécois sont extrêmement réglos (j’en reparlerai), et ici il y a des types qui contrôlent que tu as bien payé ton emplacement de camping dans la forêt, etc… Mais aussi et surtout, la forêt est tellement dense, même moi, des fois j’ai du mal à marcher dedans, alors trouver la place pour y planter une tente, c’est quasiment impossible. Alors il fallait absolument trouver une place de camping. Alors on récupère les numéros de téléphone de quelques parcs…
Vendredi soir, on avait organisé une soirée chez Mathieu avec tous les rescapes du voyage a Québec, pour que tout le monde me rembourse l’argent que j’avais avancé, et aussi échanger quelques 1.5 Go de photo absolument superbes. Grande soirée crêpes super sympa…Et parallèlement à la soirée nous organisions notre road trip. On a acheté totalement à l’arrache, une quantité indéterminée de bouffe pour faire des pic-nics pour le week-end, et on a appelé les parcs… Et ce qui devait arriver arriva… Le parc du mont-tremblant, le plus proche de Montréal, était complet. Totalement complet. Le parc de la mauricie ne répondait pas… Les autres étaient soit a plusieurs jours de route, soit indisponibles, etc… Enfin le vrai bordel. On était trois, on avait une voiture, on avait quasiment de quoi manger (ne me parlez plus de salade de riz avant une semaine), une tente, mais pas de destination…
Mais Mathieu est un type énorme, et il ne s’est pas dégonflé une seule seconde… Et donc, il fut résolu, que le lendemain matin, nous partirions, à l’aventure, vers le parc du mont-tremblant, en priant pour qu’il y ait eu des désistements, et sinon, en dormant dans la voiture, dans un parking sauvage, ou dans un coin de foret perdu, … enfin on n’en savait rien, à l’aventure, à l’arrache totale…
Soirée crêpes mémorable d’ailleurs, mais à minuit quand tout le monde est repartis, il a bien fallu l’on termine de préparer nos pic-nics, faire les sacs, ranger l’appartement totalement dévasté, et en gros j’ai fait la vaisselle jusqu'à 1H30 du mat, avant de brusquement entrer dans la chambre de Mathieu et m’évanouir sur son matelas, jusqu’au lendemain matin.
Au réveil, rien n’était près, c’était l’arrache absolue. Nous essayons d’appeler l’agence de location de voiture pour qu’ils passent nous chercher, ainsi que quelques parcs voir s’ils n’auraient pas une petite place pour nous…, et là, grande nouvelle ; le téléphone ne marche plus. Il n’y a plus de ligne… Donc à 8H du mat, nous voilà en train de trifouiller les fils de la ligne téléphonique, en faisant les sacs… Enfin finalement, Henri par téléphoner depuis une cabine téléphonique, et environ vingt minutes avant le départ, nous trouve par miracle une place pour la seconde nuit dans un camping du parc de la Mauricie (200 km au nord de Montréal). Bon, changement de programme… Direction Trois-Rivières !!! On jete un œil sur google map, on ne sait pas ce qu’on va y faire, ni ou on va dormir le soir même, ni rien, mais on a du Jean-Jacques Goldman dans la voiture, et nous voici partis, vers l’aventure !!!!!
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