C'est une honte! Un scandale! C'est inommable! Je porte plainte!
Cela fait plus d'une semaine que le dernier album de Jean-Jaques Goldman est sorti et je ne me le suis pas encore acheté!
Enfn, ...
Ce n'est pas exactement le dernier Jean-Jacques Goldman, c'est le dernier Céline Dion, ...
Mais bon...
Que serait Céline Dion sans Jean-Jacques ? (voir à ce sujet "Génèse de l'album francophone le plus vendu de l'histoire" par JJI, publié aux éditions "mon blog" 2002.) Et donc, un soir de pluie, marchant seul, trempé, dans ces rues rectilignes, avec mon chapeau qui laissait tomber au rythme régulier de mes pas, une petite goutte d'eau devant mes yeux, j'ai décidé, en grand justicier que je suis, de réparer cette injustice. Je suis rentré dans l'équivalent de la FNAC, mais en québecois, avec mon sac de tomates et mon jus d'orange, et j'ai acheté le dernier Céline Dion, au québec!
Terre de pélerinage musical, lieu béni où les stations de métro s'appellent Plamondon, d'où viennent Natasha St-Pier et garou, je suis venu et je me suis acheté le dernier Céline Dion.
(minute de receuillement sur la musique d'un orgue qui se déchaine...)
Oui, bon...
Je sais...
Mon lecteur CD ne marche pas.
Mais ce n'est pas une raison!
Parce que je pourrais l'écouter à mon retour en France!
Et puis j'ai des ordinateurs ici, et j'ai un casque!
M'enfin!
jeudi 31 mai 2007
Mercredi 30 Mai : Nouvelles
Alors j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
La bonne,
c'est qu'il n'y a pas de mauvaise.
La bonne,
c'est qu'il n'y a pas de mauvaise.
Mercredi 30 Mai : Murphy's law
La vérification expérimentale en est faite (c'est d'ailleurs la seule chose que mon travail de chercheur a produit pour l'instant), la loi de Murphy s'applique jusqu'au Canada...
Mardi 29 Mai : Odéon
Ce soir, je suis enfin allé voir Pirates des caraïbes 3.
Alors j'ai pris le métro direction Saint-Michel, pour aller dans un super cinéma dans le quartier latin...
Ce ciné était vraiment cool en plus, il y avait 4 salles qui passaient pirates, 4 pour shreck, 4 pour spiderman, des scéances toutes les 45 minutes, ... Et donc, dans ce genre de ciné, grand public, comme en angleterre, comme aux USA j'imagine, il y a 35 à 40 minutes de pub/bandes-annonces avant le film. Mais c'était vraiment marrant.
Parce que déjà, ils passent un clip de musique avant chaque scéance. C'est super. Il y a tant de merveilleux clips qui sont faits, que l'on ne voit jamais. C'était une chanteuse québecoise, qui était très bien d'ailleurs. On devrait faire pareil. Parfois l'on a des cours métrages avant, ici, c'est des clips. Et puis il y a eu les bandes annonces, ... Mais elles n'ont rien à voir avec les notres...
Alors tu as les images du film, mais au lieu d'avoir un montage rythmé, style technimage, avec la musique du film dessus, tu n'as pratiquement pas de musique, et une voix off québecoise qui te raconte le film. Enfin c'est du genre : "Et là on voit harry sur son balais." "Il y aura de l'action!" (on voit harry se battre) "Harry devra avoir beaucoup de courage pour affronter Voldemor." C'est n'importe quoi, c'est trop drôle. Et au milieu de ca, ils te mettent des interview des acteurs. En plus, ils te racontent absolument tout le film. En france, on te dit l'essentiel, mais pas les coups de théatre, ni la fin... Ici, tu as au moins la moitié des blagues et pratiquement tou s les coups de théatre.
(D'ailleurs on a vu la bande annonce du prochain DIE HARD 4, et ... Bon, on a l'habitude de Bruce Willis qui sauve le monde, mais là, ATTENTION, c'est SUPER-BRUCE-WILLIS-ADVANCED, qui envoie des voitures sur des hélicoptères et combat à main nue des avions de chasse, qui re-re-re-re-supra-sauve le monde et surtout, le peuple américain. C'est ... Tu ne peux même plus le caricaturer... Il faut que j'aille le voir, juste pour rire...).
Et donc, sinon, j'ai enfin vu Pirates 3, et il est très très bon. Autant que le premier ou mieux, plein d'humour, de références, de délires extraordinaires, magnifique, des rebondissements à la pelle, superbe. À voir. Mais il faut avoir vu le 2 avant, parce que c'est compliqué...
Ensuite, je suis allé m'acheter le premier hot-dog de ma vie (enfin pour ma première fois je ne pouvais pas mieux tomber qu'un bar québecois), pour me remettre de mes émotions.
Alors j'ai pris le métro direction Saint-Michel, pour aller dans un super cinéma dans le quartier latin...
Ce ciné était vraiment cool en plus, il y avait 4 salles qui passaient pirates, 4 pour shreck, 4 pour spiderman, des scéances toutes les 45 minutes, ... Et donc, dans ce genre de ciné, grand public, comme en angleterre, comme aux USA j'imagine, il y a 35 à 40 minutes de pub/bandes-annonces avant le film. Mais c'était vraiment marrant.
Parce que déjà, ils passent un clip de musique avant chaque scéance. C'est super. Il y a tant de merveilleux clips qui sont faits, que l'on ne voit jamais. C'était une chanteuse québecoise, qui était très bien d'ailleurs. On devrait faire pareil. Parfois l'on a des cours métrages avant, ici, c'est des clips. Et puis il y a eu les bandes annonces, ... Mais elles n'ont rien à voir avec les notres...
Alors tu as les images du film, mais au lieu d'avoir un montage rythmé, style technimage, avec la musique du film dessus, tu n'as pratiquement pas de musique, et une voix off québecoise qui te raconte le film. Enfin c'est du genre : "Et là on voit harry sur son balais." "Il y aura de l'action!" (on voit harry se battre) "Harry devra avoir beaucoup de courage pour affronter Voldemor." C'est n'importe quoi, c'est trop drôle. Et au milieu de ca, ils te mettent des interview des acteurs. En plus, ils te racontent absolument tout le film. En france, on te dit l'essentiel, mais pas les coups de théatre, ni la fin... Ici, tu as au moins la moitié des blagues et pratiquement tou s les coups de théatre.
(D'ailleurs on a vu la bande annonce du prochain DIE HARD 4, et ... Bon, on a l'habitude de Bruce Willis qui sauve le monde, mais là, ATTENTION, c'est SUPER-BRUCE-WILLIS-ADVANCED, qui envoie des voitures sur des hélicoptères et combat à main nue des avions de chasse, qui re-re-re-re-supra-sauve le monde et surtout, le peuple américain. C'est ... Tu ne peux même plus le caricaturer... Il faut que j'aille le voir, juste pour rire...).
Et donc, sinon, j'ai enfin vu Pirates 3, et il est très très bon. Autant que le premier ou mieux, plein d'humour, de références, de délires extraordinaires, magnifique, des rebondissements à la pelle, superbe. À voir. Mais il faut avoir vu le 2 avant, parce que c'est compliqué...
Ensuite, je suis allé m'acheter le premier hot-dog de ma vie (enfin pour ma première fois je ne pouvais pas mieux tomber qu'un bar québecois), pour me remettre de mes émotions.
mercredi 30 mai 2007
Dimanche 20 Mai : Niagara Falls
Ici, c'est comme si l'eau, après avoir souffert s'être faite choquée, frappée, agressée par les rochers tout le long de son long chemin dans la rivière Niagara se vengeait, car ici, ce sont les eaux qui frappent la pierre, pour la faire s'émousser en une fine dentelle, avant d'elle-même s'envoler.


mardi 29 mai 2007
Dimanche 28 Mai : la journée des musés
Aujourd'hui c'était la journée des musées, tous les musées de Montréal étaient gratuits. Alors je suis sorti.
Je suis d'abord allé au planétarium de Montréal.
J'adore les planétariums.
Bon, … Le seul problème, c'était l'heure de queue devant, et le fait que c'était bondé, avec des gamins qui criaient chialaient et racontaient leur vie pendant la séance... Et puis il y avait des cons qui prenaient des photos avec flash pendant la séance... Tu sais, quand tu as les yeux bien habitués au noir, un cretin, qui te fout un vieux flash dans la gueule pour avoir une photo ou il ne verra rien...
Mais c'était marrant. Déjà, rien qu'une séance de planétarium avec l'accent québécois ca vaut le détour. En plus, ici, ils appellent la grande ourse le chaudron!!! (bah oui, parce que la casserole…). Alors on a vu des aurores boréales... Et puis ils nous ont aussi montré la constellation de Cassiopée, le scorpion, le petit lapin blanc, la constellation du fer à repasser (parfois appelée le lion), la constellation du parapluie, du caniche, … Pour les matheux, il y avait Pi, le triangle d'été pour les fan de bronzage, la constellation du pingouin pour les informaticiens, la constellation du cancer pour les médecins, le dragon pour les aventuriers, la vierge, la lyre pour les musiciens, le cygne pour le chasseur, la constellation du nez, le TER pour les voyageurs, la constellation ITER pour les physiciens, … Bah oui, parce que les étoiles, vu d'ici, c'est juste des petits points brillants, et donc chacun peut y trouver ce qu'il veut. D'habitude, pour un avoir un repère commun, on utilise la carte du ciel faite par des homosexuels habillés en blanc il y a des milliers d'années. Mais chacun est libre d'en faire ce qu'il veut du ciel. Il appartient à tout le monde, et pourtant, ne recevra jamais d'ordre de personne. J'ai même vu la constellation du grand et du petit stérilisateur pour les biologistes…
Ensuite, je suis allé au musée Mc Cord, c'était un musée sur l'histoire canadienne. C'était vraiment sympa. Ils montraient les différentes étapes de l'histoire de Montréal, des raquettes anciennes, de vieux fusils de chasse, toute l'histoire du commerce des fourrures, l'époque des bateaux a vapeur, la grande aventure du train transcanadien, ... Génial. Ils ont même montre des photos, d'un immense châteaux de glace, fait de blocs de glaces qui faisait plus de 40 mètres de haut, et qui a l'intérieur formait une immense salle, qu'il construisait pendant l'hiver pour faire des ballets sur patins a glace... Cela devait vraiment être magnifique. Ils montraient des photos, c'était féerique...
Ensuite je suis allé au musée des beaux arts voir une expo sur Walt Disney. C'était vraiment bien aussi! On voyait toutes les sources d'inspiration de Disney, et puis comment est-ce qu'ils faisaient les dessins. Enfin voilà, c'était vraiment cool.
En plus, ils avaient des bus qui faisaient les navettes entre les différents musées.
Je suis d'abord allé au planétarium de Montréal.
J'adore les planétariums.
Bon, … Le seul problème, c'était l'heure de queue devant, et le fait que c'était bondé, avec des gamins qui criaient chialaient et racontaient leur vie pendant la séance... Et puis il y avait des cons qui prenaient des photos avec flash pendant la séance... Tu sais, quand tu as les yeux bien habitués au noir, un cretin, qui te fout un vieux flash dans la gueule pour avoir une photo ou il ne verra rien...
Mais c'était marrant. Déjà, rien qu'une séance de planétarium avec l'accent québécois ca vaut le détour. En plus, ici, ils appellent la grande ourse le chaudron!!! (bah oui, parce que la casserole…). Alors on a vu des aurores boréales... Et puis ils nous ont aussi montré la constellation de Cassiopée, le scorpion, le petit lapin blanc, la constellation du fer à repasser (parfois appelée le lion), la constellation du parapluie, du caniche, … Pour les matheux, il y avait Pi, le triangle d'été pour les fan de bronzage, la constellation du pingouin pour les informaticiens, la constellation du cancer pour les médecins, le dragon pour les aventuriers, la vierge, la lyre pour les musiciens, le cygne pour le chasseur, la constellation du nez, le TER pour les voyageurs, la constellation ITER pour les physiciens, … Bah oui, parce que les étoiles, vu d'ici, c'est juste des petits points brillants, et donc chacun peut y trouver ce qu'il veut. D'habitude, pour un avoir un repère commun, on utilise la carte du ciel faite par des homosexuels habillés en blanc il y a des milliers d'années. Mais chacun est libre d'en faire ce qu'il veut du ciel. Il appartient à tout le monde, et pourtant, ne recevra jamais d'ordre de personne. J'ai même vu la constellation du grand et du petit stérilisateur pour les biologistes…
Ensuite, je suis allé au musée Mc Cord, c'était un musée sur l'histoire canadienne. C'était vraiment sympa. Ils montraient les différentes étapes de l'histoire de Montréal, des raquettes anciennes, de vieux fusils de chasse, toute l'histoire du commerce des fourrures, l'époque des bateaux a vapeur, la grande aventure du train transcanadien, ... Génial. Ils ont même montre des photos, d'un immense châteaux de glace, fait de blocs de glaces qui faisait plus de 40 mètres de haut, et qui a l'intérieur formait une immense salle, qu'il construisait pendant l'hiver pour faire des ballets sur patins a glace... Cela devait vraiment être magnifique. Ils montraient des photos, c'était féerique...
Ensuite je suis allé au musée des beaux arts voir une expo sur Walt Disney. C'était vraiment bien aussi! On voyait toutes les sources d'inspiration de Disney, et puis comment est-ce qu'ils faisaient les dessins. Enfin voilà, c'était vraiment cool.
En plus, ils avaient des bus qui faisaient les navettes entre les différents musées.
Mardi 29 Mai : re-le boulot
Hier, c'est avec beaucoup de surprise que j'ai vu débarquer dans le labo un jeune francais, avec un bouc, plutôt brave gars bien terre à terre qui m'a demandé sur quel projet je bossais et s'est révélé être mon Jean-Baptiste!!! Le stagiaire qui avait bossé dessus ce projet avant moi, et qui a concu tout.
Alors on a un peu discuté. Il a instantanément reconnu avoir prit une formule au hasard pour son calcul de fréquence, et avoir pondu un résultat au pif et ne pas en avoir tenu compte, car selon lui, on ne risquait pas d'avoir la moindre résonnance... Mouais... Bon, c'est vrai que le tube droit est soumis à bien peu d'excitation, mais je crois qu'il avait largement sous-estimé le potentiel murphystique de la boucle...
Enfin voilà. Visite au labo, du fameux Jean-Baptiste.
Sinon, par contre, je retire urgement ce que j'ai put dire sur son dimensionnement du flux d'air. Car après moults calculs, je viens de réaliser que j'avais une erreur dans ma formule!!!!!!!!! Un truc à la con, qui me donnait juste un facteur 4 de trop. Et maintenant, je trouve, quasiment la même chose que lui, et son dimensionnement est plutôt bon... Donc non... C'était moi qui me plantait. Mea culpa! Désolé!
Je n'ai rien dit.
C'est bon!
Alors on a un peu discuté. Il a instantanément reconnu avoir prit une formule au hasard pour son calcul de fréquence, et avoir pondu un résultat au pif et ne pas en avoir tenu compte, car selon lui, on ne risquait pas d'avoir la moindre résonnance... Mouais... Bon, c'est vrai que le tube droit est soumis à bien peu d'excitation, mais je crois qu'il avait largement sous-estimé le potentiel murphystique de la boucle...
Enfin voilà. Visite au labo, du fameux Jean-Baptiste.
Sinon, par contre, je retire urgement ce que j'ai put dire sur son dimensionnement du flux d'air. Car après moults calculs, je viens de réaliser que j'avais une erreur dans ma formule!!!!!!!!! Un truc à la con, qui me donnait juste un facteur 4 de trop. Et maintenant, je trouve, quasiment la même chose que lui, et son dimensionnement est plutôt bon... Donc non... C'était moi qui me plantait. Mea culpa! Désolé!
Je n'ai rien dit.
C'est bon!
lundi 28 mai 2007
Lundi 28 Mai : Le boulot
Alors ils sont trois à avoir bossé sur mon expérience avant moi.
Et pourquoi est-ce que je ne suis jamais d'accord avec aucun des trois?????????
Bon, maxime, a fait du bon boulot, mais a probablement dit quelques conneries.
Il y en a un autre qui a fait une thèse dessus, et je ne comprend pas absolument tout ce qu'il raconte.
Mais par contre, le dernier stagière, un certain Jean-Baptiste (maunier), qui lui vient de l'école d'ingé de Metz (CCP quelconque visiblement), qui lui s'est chargé de concevoir et commencer la construction de mon expérience. C'est lui qui a fait les plans, et le dimensionnement de mon joujou. Mais par contre, lui, il n'y comprennait strictement rien à la méca flu, tout ce qu'il voulait c'était faire joujou avec des plans, et bricoler une jolie expérience. Et alors lui par contre, autant il a eu des bonnes idées (ou alors c'est thierry qui était derrière), autant il a fait de la super merde!!!
Chaque fois que je regarde dans le détail une pièce qu'il a faite, c'est n'importe quoi!
Alors il fait un calcul de frequence, avec formule fausse d'ailleurs (je l'ai redémontrée pour en être bien sur), formule qu'il n'applique même pas correctement (sa formule donne 5 Hz, il tombe sur 15 Hz, je me demande encore pourquoi), et il en conclut que c'est bon... On etudie des ecoulements qui font pêter des tuyaux dans les centrales nucléaires, qui vibrent énormément dans la gamme de fréquence 5-30 Hz. Pile ce qu'il ne faut pas. Je me demande pourquoi est-ce qu'il l'a fait son calcul faux, il a trouvé le pire résultat possible, et il en a conclut que c'était bon!!!
Il a oublié le capteur de pression sur son appareil... (il avait tout à fait compri comment il fallait faire ses mesures lui...)
Mais la meilleure, et celle qui m'énerve le plus ce matin, c'est quand même, l'injecteur d'air qu'il a concut, qui dans le meilleurs des cas ne laissera passer que la moitié de l'air qu'il faudrait pour pouvoir atteindre les points indispensables. Un injecteur à 500$.
Pfff...
Et là, je ne vois pas ce que je vais pouvoir y changer moi...
Enfin...
Et pourquoi est-ce que je ne suis jamais d'accord avec aucun des trois?????????
Bon, maxime, a fait du bon boulot, mais a probablement dit quelques conneries.
Il y en a un autre qui a fait une thèse dessus, et je ne comprend pas absolument tout ce qu'il raconte.
Mais par contre, le dernier stagière, un certain Jean-Baptiste (maunier), qui lui vient de l'école d'ingé de Metz (CCP quelconque visiblement), qui lui s'est chargé de concevoir et commencer la construction de mon expérience. C'est lui qui a fait les plans, et le dimensionnement de mon joujou. Mais par contre, lui, il n'y comprennait strictement rien à la méca flu, tout ce qu'il voulait c'était faire joujou avec des plans, et bricoler une jolie expérience. Et alors lui par contre, autant il a eu des bonnes idées (ou alors c'est thierry qui était derrière), autant il a fait de la super merde!!!
Chaque fois que je regarde dans le détail une pièce qu'il a faite, c'est n'importe quoi!
Alors il fait un calcul de frequence, avec formule fausse d'ailleurs (je l'ai redémontrée pour en être bien sur), formule qu'il n'applique même pas correctement (sa formule donne 5 Hz, il tombe sur 15 Hz, je me demande encore pourquoi), et il en conclut que c'est bon... On etudie des ecoulements qui font pêter des tuyaux dans les centrales nucléaires, qui vibrent énormément dans la gamme de fréquence 5-30 Hz. Pile ce qu'il ne faut pas. Je me demande pourquoi est-ce qu'il l'a fait son calcul faux, il a trouvé le pire résultat possible, et il en a conclut que c'était bon!!!
Il a oublié le capteur de pression sur son appareil... (il avait tout à fait compri comment il fallait faire ses mesures lui...)
Mais la meilleure, et celle qui m'énerve le plus ce matin, c'est quand même, l'injecteur d'air qu'il a concut, qui dans le meilleurs des cas ne laissera passer que la moitié de l'air qu'il faudrait pour pouvoir atteindre les points indispensables. Un injecteur à 500$.
Pfff...
Et là, je ne vois pas ce que je vais pouvoir y changer moi...
Enfin...
La barrière des langues
Lorsque j'ai appris que j'avais un stage à Montréal, je me suis dit : « Chouette, en plus là-bas ils parlent français ! ». Bon, cela me gênait un peu car je me savais bien qu'il fallait que j'améliore mon anglais absolument catastrophique, et de ce point de vue là, c'était le seul petit inconveignant de mon stage.
Que je me trompais…
Alors d'une, à Montréal, ils ne parlent pas tous français. 53 % de la population est francophone et 18 % anglophone. Mais bon, près de 53 % des Montréalais sont bilingues français et anglais, 29 % des gens parlent uniquement le français et 13 % des Montréalais parlent seulement l'anglais. Alors ici, il m'arrive de parler anglais. Zhang (nom certifie avec plusieurs fautes d'orthographe), mon voisin de bureau, un chinois qui lui aussi fait des recherches au labo, il ne parle pas français par exemple. Au boulot, des fois on parle français, des fois on parle anglais. Dans la rue, un peu partout, on parle anglais. Il y a des radios anglaises, de radios québécoises, des chaines de télé anglaises, d'autres québécoises… Ici c'est normal de vivre dans un univers ou les deux langues cohabitent.
Et ce qui est absolument génial, c'est que toutes les pubs, tous les emballages, absolument tout ce qui est affiché, ou écrit est dans les deux langues. Sur les paquets de céréales, sur les sachets de nouilles, dans les pubs, tu as toujours le texte dans les deux langues. C'est super marrant à voir. Et puis souvent, les traductions sont assez mauvaises. Comme ils disent à la radio, c'est souvent un indien qui demande à sa belle-mère qui a prit des cours de français 2 ans au lycée de faire la traduction. Et cela donne des trucs assez terribles. Par exemple sur une bouée disney : « This is not a lifesaving device. Do not leave child unattended while in use" est traduit par : "Ce n'est pas une bouée de sauvetage. Ne pas partir enfant indépendant pendant que dans l'usage. »
Mais des fois c'est encore plus drôle. Un emballage de légumes congelés expliquant en anglais que le produit est un mélange de légumes frits provenant de Shanghai traduisait en français : « Mélange de légumes pour faire sauter Shanghai. ».Mais ce n'est pas tout. En plus du fait de parler anglais assez souvent ici et de tout voir écrit en anglais jusque sur mon pot de nutella, il y a le fait traumatisant qu'ici ils ne parlent pas français, ils parlent québécois. Et ils ont de ces expressions !!! Alors déjà, je commence juste à comprendre ce que dis le petit vieux de la cafeteria. Mais sinon, tous leurs noms, toutes leurs expressions c'est génial. Déjà, les regarder écouter « Cheum FM » comme radio, on ne peut pas s'empêcher de rire. Ici, ils disent « magasiner » pour « faire les boutiques », « peinturer » à la place de « peindre » (ils disent peindre pour une toile, mais peindre un mur, ils appellent cela peinturer…). Ici, ils ne disent pas des « rollers », mais des « patins à roues alignées ». Je crois que j'ai compris, pourquoi est-ce qu'ils n'organisent pas de rando-roller, parce que « rando-patin-à-roues-alignées », c'était trop moche comme nom ! Alors le coup du chaudron, qu'ils appellent aussi marmite des fois, c'est énorme. Je vous ai déjà dit que les épiceries s'appelaient des dépanneurs, mais maintenant j'ai découvert que les sandwichs, s'appelaient des « sous-marin ». Et puis sérieusement, c'est tellement drôle de voir tous les hommes politiques se battre pour être à la tète du PQ (le parti québécois).
Il faut aussi savoir que les québécois refusent catégoriquement de parler anglais. Ils veulent à tout prix conserver leur identité, et donc ils francisent absolument tous les mots anglais… Déjà, le panneau « Arrêt » sur la route, c'est énorme.
(Mais vous n'aurez pas, ma liberté de …)
(un cookie à celui qui trouve, (facile))
Cependant, ils sont tout de même baignés dans un bain anglophone, ils en subissent des influences, mais à chaque fois, ils retraduisent en français. Tel que « Bed and Breakfast », qui se transforme en « Couette et Cafe ». Ils disent « Tomber en amour », traduction directe de « fall in love ». Un pote avait aussi remarqué que nous en francais, quand on francise un mot anglais, on en fait un nom. Par exemple, parking. Eux… ils en font un verbe. Et ici, ils disent « parker son char » (le char était la voiture évidement). En plus ils parkent leur char au débarcadère…
Dans la même lignée, il y a les toilettes, qu'ils appellent les « Salle de bain », traduction directe de « Wash Room ».
Et puis après, il y a toutes les expressions purement québécoises, qu'il n'y a qu'eux qu'ils disent. La matinée, ils appellent cela « L'avant midi ». Le déjeuner, ils l'appellent le diner, et le diner le souper. Ils sont restes synchronisés avec les repas français. Enfin je m'explique. A 8H du mat, heure française, les mangeurs de grenouilles se réveillent et prennent leur petit déjeuner. Pendant ce temps, les mangeurs de caribou dorment. A 12H, les mangeurs de camembert déjeunent, et pendant ce temps au Québec, ils déjeunent aussi leur café et leur bol de céréales. A 20H, les français dinent, et pendant ce temps à Montréal, les mangeurs de burger dinent aussi, à la cafeteria de leur lieu de travail. Et vers minuit, quand vous dormez, les québécois soupent… Et c'est génial comme différence de langage, car on s'y perd vraiment au début. Et puis il y a l'histoire vraie d'un québécois qui arrive en France et qu'un ami invite à diner. Alors le mec, et bien il se pointe à midi. « Bah qu'est ce que tu fais là ? ». « Bah, tu avais dit que tu m'invitais à diner. » « Oui, mais ce soir ! »
Ensuite, ici, ils ne disent pas merde, ou saloperie de bordel de merde, ou je ne sais quelle de nos belles expressions françaises. Ils ne disent pas non plus fuck tous les 2 mots comme leurs voisins. Non. Lorsqu'ils s'énervent, ils s'écrient : « Tabernacle ! ». Et là je peux vous assurer qu'il est impossible de ne pas exploser de rire. C'est comme le « Saperlipopette » de Hugh Grant, … Quand ils sont encore plus énervés ils se laissent même parfois aller au « Tabernacle Niaiseux ! ».
Je me souviens, lorsque j'étais juste arrivé et que je souffrais encore du décalage horaire, j'avais expliqué à une québécoise que mon « horloge biologique » m'indiquait qu'il était l'heure de dormir. Et là elle avait explose de rire, en m'avait répondu qu'en québécois l'horloge biologique, c'était quand il est temps de … faire des bébés. En gros, je ne sais pas si je lui ai dit que j'étais en pleine puberté ou que j'avais envie de faire l'amour, à cette brave employée du service de sante…
Ici, ils disent « J'ai la chienne », pour dire « Cela ne me tente pas ».
Mais un des plus beaux quiproquo c'est quand même l'histoire qui est arrive à un de mes amis, français, 35 ans célibataire, qui voyageait au Québec, et qui dinait dans un restaurant avec des amis. Ils discutaient bien avec la serveuse, ils s'entendaient bien, c'était sympa. Et puis à la fin du repas, il y a la serveuse qui vient les voir et qui leur dit : « Ah, vous êtes bien gentils les français. Je me suis bien amusée avec vous. Pour vous remercier, je vais vous faire une petite turlutte ! »
Gros blanc. Visage gênée de tous les français…
Parce qu'en fait, en québécois, une turlutte c'est une petite chanson !!!!
Ici aussi, le mot « foufoune » signifie juste les fesses. Et j'avoue que l'on ne peut pas s'empêcher de rire, lorsque l'on tombe dans Montréal sur un bar de rock appelé « Les foufounes électriques » !
Mais la meilleure, c'est quand même, les gosses… En québécois, les gosses, cela veut dire, …, comment dire… Bon, les hommes en ont deux. Les femmes n'en n'ont pas… J'ai nommé les testicules… Et il faut voir la gueule des québécois lorsqu'ils accueillent un nouveau collègue français qui leur déclare qu'il a embrassé ses gosses, ce matin, avant de venir bosser…
Autre dialogue mythique, celui d'un français qui discute avec un ami québécois, devant la femme de son ami.
Le français : « Tu as des gosses toi ? »
Le québécois : « Bah, oui… »
Le français : « Ah bon ! Tu en as combien ? »
Le québécois : « Bah, deux, … Comme tout le monde. »
Le français : « Ah non ! Moi, j'en ai trois. »
Le québécois : « Non… Je ne pense pas… »
Le français : « Si si ! Je te jure. La grande, la moyenne, et la petite ! »
Jeudi 24 Mai : Energie
Aujourd'hui, à poly, c'était la 6me journée de la recherche, et elle était dédiée aux changements climatiques et à l'énergie. Et toute la journée, il y avait pleins de conférences passionnantes. Alors j'ai vraiment hésité, cela me posait un petit problème éthique, mais il n'y avait personne au labo (ni Ben, ni Thierry, ni Pettigrew) et puis cela m'intéressait vraiment, alors je ne suis pas allé bosser aujourd'hui ; avec Eric, j'ai fait toutes les conférences.
Alors cela a commencé à 8H30, avec un petit dej de folie, avec muffins, pâtisseries, jus d'orange, fruits à volonté,… Se gaver gratis, un régal. Et puis ensuite, cela a vraiment commencé. Alors tout d'abord, on nous présenté les ACV, (Analyse du Cycle de Vie) qui est le seul outil objectif en matière de pollution, qui nous à permis de massacrer quelques petits gestes soi-disant écolos. Tels que notamment les bios-carburants, qui n'auront un intérêt que le jour ou l'on rasera la foret amazonienne pour faire pousser du mais.
Ensuite, (Loic tu aurais aimé), on a eu une présentation sur ce que l'on peut faire pour se préparer à s'adapter aux changements climatiques dont on est sur qu'ils vont arriver. Et contrairement au « jour d'après », il est plutôt probable que l'on se retrouve avec des sécheresses, des canicules et des tempêtes, plutôt que la moindre gelée. Et puis pour finir la matinée, on a eu droit à un type extraordinaire, qui a bosse pour l'hydraulique, le gaz naturel, mais a également, été le premier ministre de l'écologie au Québec, a reçu un doctorant tous les ans pendant 5 ans, a reçu la légion d'honneur française, et préside actuellement le conseil mondial de l'énergie, et conseille le G8 en matière d'énergie. Un type extraordinaire, qui nous a fait un bilan des ressources énergétiques restantes et un projet de consommation pour d'ici 2050. Et lui, il avait une approche plutôt différente, qui consistait à voir ou est-ce que l'on peut économiser des gaz à effet de serre. Donc il nous a parlé de pleins de projets pour permettre aux pays en voie du sud de se développer, mais tout en protégeant au maximum l'environnement. Et avec des vraies mesures concrètes, et radicales, telles que plus de voitures dans aucun centre ville mondial, doubler le parc nucléaire mondial, etc… Enfin un gars bien quoi…
Le seul petit problème, c'est qu'avec son programme, il comptait un retour aux émissions polluantes actuelles, d'ici 2050. Il avait des mesures concrètes, applicables avec une volonté politique, mais cela faisait encore augmenter les émissions puis redescendre jusqu'au niveau actuel en 2050. Et ca… Avec ces hypothèses, elle avait une très mauvaise gueule la courbe de température mondiale… Cependant, il s'était planté sur certains points, par exemple, il ne croyait pas que la France avait réussi à réduire ses émissions. Donc, je pense que son programme était quand même assez pessimiste. Enfin bon. Ce type va se charger de développer à moindre pollution les pays du sud, avec le nucléaire on va se charger de diminuer toutes les émissions des pays du nord. On peut le faire…
L'après-midi, le programme était aussi intéressant, ils ont repasse en revue toutes le formes d'énergie, mais il manquait quand même beaucoup de précision sur les biocarburants et l'énergie solaire. Sinon je voudrais juste faire définitivement taire tous ceux qui disent encore que les ressources en énergie nucléaire sont finies, et que cela pose un problème, et qu'il y aura des guerres pour l'approvisionnement en uranium, etc… A l'heure actuelle, on a de l'uranium pour 100 à 400 ans. Mais si on nous laisse recycler nos déchets nucléaires et les utiliser comme combustible pour d'autres réacteurs, on en a déjà pour plus d'un millier d'années. Mais ca c'est juste pour l'uranium. Si l'on compte aussi le Thorium, que l'on saura utiliser d'ici un siècle maximum, qui lui est abondant sur la terre, et que l'on recycle les déchets du thorium pour donner des trucs stables, on arrive au chiffre de 92 000 ans de ressources. :-) Alors bon… Sachant que d'ici la, on aura fait fonctionner la fusion nucléaire et que l'on aura l'énergie illimité à volonté partout sur terre à partir d'eau. Sauf si l'on est déjà tous morts, et qu'il fait 100 degrés à la surface de la terre, à cause des chinois qui ont brulé leur charbon, des américains qui ont brulé leur pétrole, et des crétins qui ferment les centrales nucléaires pour mettre du charbon ou du photovoltaïque à la place.
Sinon, grande nouvelle ! Il paraitrait que l'énergie éolienne sert à quelque chose. Ils n'avaient absolument pas du tout les mêmes chiffres que ce qui m'avait été présenté à Vienne, et avec ce qu'ils disaient, l'énergie éolienne avait carrément un intérêt. Dingue !!! Alors à la fin de la conférence je suis allé voir le type pour lui demander d'où venaient ses chiffres, et il m'a dit qu'il m'enverrait ses sources. Enfin soit l'énergie éolienne a fait des progrès de fou, soit il y en a un des deux qui mentait. Enfin bon… Le sort de l'énergie éolienne reste à définir.
Puis à la fin de la journée, il y avait un cocktail, avec fruits, fraises, melon, boisson et gâteaux apéritifs à volonté. Je me suis gavé, avec une bonne bière québécoise, en discutant avec Eric et des conférenciers, et le directeur de la recherche à polytechnique… Je me suis tellement empiffré que cela m'a permis d'économiser un repas…
Alors cela a commencé à 8H30, avec un petit dej de folie, avec muffins, pâtisseries, jus d'orange, fruits à volonté,… Se gaver gratis, un régal. Et puis ensuite, cela a vraiment commencé. Alors tout d'abord, on nous présenté les ACV, (Analyse du Cycle de Vie) qui est le seul outil objectif en matière de pollution, qui nous à permis de massacrer quelques petits gestes soi-disant écolos. Tels que notamment les bios-carburants, qui n'auront un intérêt que le jour ou l'on rasera la foret amazonienne pour faire pousser du mais.
Ensuite, (Loic tu aurais aimé), on a eu une présentation sur ce que l'on peut faire pour se préparer à s'adapter aux changements climatiques dont on est sur qu'ils vont arriver. Et contrairement au « jour d'après », il est plutôt probable que l'on se retrouve avec des sécheresses, des canicules et des tempêtes, plutôt que la moindre gelée. Et puis pour finir la matinée, on a eu droit à un type extraordinaire, qui a bosse pour l'hydraulique, le gaz naturel, mais a également, été le premier ministre de l'écologie au Québec, a reçu un doctorant tous les ans pendant 5 ans, a reçu la légion d'honneur française, et préside actuellement le conseil mondial de l'énergie, et conseille le G8 en matière d'énergie. Un type extraordinaire, qui nous a fait un bilan des ressources énergétiques restantes et un projet de consommation pour d'ici 2050. Et lui, il avait une approche plutôt différente, qui consistait à voir ou est-ce que l'on peut économiser des gaz à effet de serre. Donc il nous a parlé de pleins de projets pour permettre aux pays en voie du sud de se développer, mais tout en protégeant au maximum l'environnement. Et avec des vraies mesures concrètes, et radicales, telles que plus de voitures dans aucun centre ville mondial, doubler le parc nucléaire mondial, etc… Enfin un gars bien quoi…
Le seul petit problème, c'est qu'avec son programme, il comptait un retour aux émissions polluantes actuelles, d'ici 2050. Il avait des mesures concrètes, applicables avec une volonté politique, mais cela faisait encore augmenter les émissions puis redescendre jusqu'au niveau actuel en 2050. Et ca… Avec ces hypothèses, elle avait une très mauvaise gueule la courbe de température mondiale… Cependant, il s'était planté sur certains points, par exemple, il ne croyait pas que la France avait réussi à réduire ses émissions. Donc, je pense que son programme était quand même assez pessimiste. Enfin bon. Ce type va se charger de développer à moindre pollution les pays du sud, avec le nucléaire on va se charger de diminuer toutes les émissions des pays du nord. On peut le faire…
L'après-midi, le programme était aussi intéressant, ils ont repasse en revue toutes le formes d'énergie, mais il manquait quand même beaucoup de précision sur les biocarburants et l'énergie solaire. Sinon je voudrais juste faire définitivement taire tous ceux qui disent encore que les ressources en énergie nucléaire sont finies, et que cela pose un problème, et qu'il y aura des guerres pour l'approvisionnement en uranium, etc… A l'heure actuelle, on a de l'uranium pour 100 à 400 ans. Mais si on nous laisse recycler nos déchets nucléaires et les utiliser comme combustible pour d'autres réacteurs, on en a déjà pour plus d'un millier d'années. Mais ca c'est juste pour l'uranium. Si l'on compte aussi le Thorium, que l'on saura utiliser d'ici un siècle maximum, qui lui est abondant sur la terre, et que l'on recycle les déchets du thorium pour donner des trucs stables, on arrive au chiffre de 92 000 ans de ressources. :-) Alors bon… Sachant que d'ici la, on aura fait fonctionner la fusion nucléaire et que l'on aura l'énergie illimité à volonté partout sur terre à partir d'eau. Sauf si l'on est déjà tous morts, et qu'il fait 100 degrés à la surface de la terre, à cause des chinois qui ont brulé leur charbon, des américains qui ont brulé leur pétrole, et des crétins qui ferment les centrales nucléaires pour mettre du charbon ou du photovoltaïque à la place.
Sinon, grande nouvelle ! Il paraitrait que l'énergie éolienne sert à quelque chose. Ils n'avaient absolument pas du tout les mêmes chiffres que ce qui m'avait été présenté à Vienne, et avec ce qu'ils disaient, l'énergie éolienne avait carrément un intérêt. Dingue !!! Alors à la fin de la conférence je suis allé voir le type pour lui demander d'où venaient ses chiffres, et il m'a dit qu'il m'enverrait ses sources. Enfin soit l'énergie éolienne a fait des progrès de fou, soit il y en a un des deux qui mentait. Enfin bon… Le sort de l'énergie éolienne reste à définir.
Puis à la fin de la journée, il y avait un cocktail, avec fruits, fraises, melon, boisson et gâteaux apéritifs à volonté. Je me suis gavé, avec une bonne bière québécoise, en discutant avec Eric et des conférenciers, et le directeur de la recherche à polytechnique… Je me suis tellement empiffré que cela m'a permis d'économiser un repas…
Mercredi 23 Mai : soirée (extra-)ordinaire...
Ce soir, avec Eric (le type que j'ai rencontré chez Anthony, vendredi et qui est en train de devenir un de mes meilleurs potes sur Montréal), et pas mal d'autres gens, on a fait une grande sortie dans le vieux Montréal, et dans le quartier du vieux port. Et on est allé au Centre des sciences de Montréal (oui, bon, je sais, que ce soit à Londres, à Vienne, à Paris ou à Montréal, le premier truc que je visite, c'est toujours le musée des sciences) pour dans un premier temps aller au ciné voir un film/documentaire d'escalade d'un des pires sommets des alpes en IMAX (écran supra-grand). En gros, c'était une séance du kinemax mais au cœur de Montréal. Des images magnifiques, et des fous au point de vue escalade… Enfin très bien. Un vrai plaisir.
Et puis ensuite, …
ATTENTION AMES SENSIBLES S'ABSTENIR
Nous sommes allés voir l'expo mondialement connue : « Le monde du corps ». En gros, c'est une expo ou l'on nous montre des cadavres, des corps humains qui une fois morts ont été disséqués, plongés dans un bain d'acétone (pour retirer toute l'eau du corps), puis ensuite dans une certaine résine, un polymère qui se solidifie et fixe les tissus, pour l'éternité. Cela s'appelle la plastination, comme procédé. Et donc, ils exposent de vrais organes, ou des corps entiers. Donc on peut voir le corps, de l'intérieur. Et il y a tout. Tout, les muscles, les nerfs, le système sanguin, les yeux, les ongles, les os, etc…Certains ne montrent que les os avec les articulations, d'autres que le système nerveux… On peut voir des organes malades, un rein recouvert de tumeurs, le poumon d'un fumeur (les fumeurs étaient très très très mal à l'aise), et pire celui d'un mineur de charbon. C'est tout un cours de bio et d'anatomie, en réel. Je crois que cela aurait plu à ma sœur (étudiante en première année de médecine à qui je souhaite bon courage pour ses concours de la semaine prochaine). Il y a des fœtus humains, une femme enceinte le ventre ouvert pour que l'on puisse voir le bébé à l'intérieur. Et c'est présenté avec comme deux objectifs principaux :
Le premier, c'est que l'on se rende compte de comment fonctionne notre organisme et notre corps. Et de ce point de vue là, c'est réussi. Pour apprendre son anat c'est parfait. Et puis l'on réalise encore plus le point auquel on est vachement bien conçus. Non mais c'est extraordinaire le corps humain. Avec des amortisseurs de chocs dans le cerveau, des milliers de systèmes super compliqués, enfin de ce point de vue là, c'est vraiment bluffant. Des milliards d'années d'algorithme génétique, c'est super puissant ! L'expo est d'ailleurs décorée de plusieurs citations de philosophes, dont certaines entendaient démontrer de la perfection du corps humain qu'il n'a été façonné que par dieu. Pour moi, l'expo m'a plutôt démontré l'inverse. Des milliers de nos meilleurs ingénieurs n'arriveraient pas à concevoir un corps tel que le notre. Alors dieu, pauvre entité super puissante certes, mais très abstraite et sans aucun sens pratique, qui n'arrive même pas à se faire comprendre, il en serait bien incapable. (Je rigole bien sur, n'allez pas croire que je pense tenir là un vrai argument théologique. Enfin Raph, ta réponse m'intéresse…).
Alors certains visiteurs réalisent enfin ce qu'est leur corps, de ce point de vue là c'est intéressant. Mais pour moi, qui aide mon père à opérer depuis tout petit, j'ai appris des choses passionnantes, mais cela n'a pas change ma représentation des choses. Et par rapport à la même expo, mais avec des corps en plastique, scientifiquement cela n'apportait pas grand-chose d'avoir des vrais cadavres.
Le second aspect majeur de l'expo, est qu'ils mettaient en scène les corps. Par exemple, on voit un homme sans la peau, avec tous ses muscles apparents en train de jouer au base-ball, avec une batte dans les mains…


Perso, si le type en question adorait le base-ball et que c'est lui qui l'a voulu, je pense qu'il devait être super content de jouer au base-ball comme ca pour l'éternité… Mais je ne pense pas que ce soit le cas, … Des corps débités en tranche, des corps en vue éclatée, le cerveau à l'air libre. Il y avait une femme dont ils avaient découpé les muscles du dos et les avaient relevés pour en faire des ailes, et ils avaient appelé leur cadavre « l'ange ». Un couple de patineurs artistiques avec des vrais patins à glace, une danseuse avec les ongles vernis qui pendent au bout de leurs ligaments. Cela se voulait artisitque, mais genre art moderne… Et c'était très particulier…
Tiens d'ailleurs, c'est vraiment bizarre le sexe des femmes à l'intérieur…
Mais c'est vraiment moche celui des hommes.
Il doit y avoir pas mal de dictateurs africains qui doivent avoir le même genre de muses, mais en plus « frais »…
Enfin, … Tous les cadavres ont signés une autorisation de leur vivant, et étaient consentants. Et puis ils ont juste récupéré les corps déjà morts, ils n'ont tué personne. Pour moi, chacun doit être libre de sa vie comme de sa mort. Je ne le ferai pas, mais si c'était leur volonté, cela ne me choque pas. Je ne compte pas moi non plus finir ma vie dans un cimetière abandonné, sous une croix en qui je ne crois pas, à prendre de la place pour rien sur terre. Je viens de la terre, j'y retournerai, mais pas comme ca.
Sinon, ce à quoi cela m'a surtout fait penser, c'est aux pharaons de l'Egypte ancienne, qui ont dépensé des fortunes et momifiés leurs corps pour que leurs dépouilles puissent frôler l'éternité. L'humanité en a toujours rêvé. Cela a commencé le jour ou l'on a enterré nos morts. Et aujourd'hui, monsieur tout le monde, au prix du plus indécent voyeurisme peut accéder à ce fantasme qui n'est même pas permis aux rois. Et comme à Auschwitz et au Rwanda, l'on enterre plus nos morts dans la terre, mais dans les musées.
http://www.artezia.net/art-graphisme/art/vonhagens/vonhagens.htm
REPRENDRE ICI POUR LES AMES SENSIBLES.
Sans transition international, nous sommes sortis de cette expo et comme le métro était toujours en grève nous avons diné tous ensemble en centre-ville. On a bien rigolé à table. Avec Eric on a parlé réchauffement climatique, écologie québécoise, expressions québécoises, ascenseur social, écureuils, système de santé québécois, etc… Et puis comme il n'y avait toujours pas de métro, je suis rentré à pied, avec Simone (une autrichienne en Thèse à poly, invitée par un collègue d'Eric qui veut sortir avec) qui habite pas loin de chez moi. Une bonne heure et demi de marche, … On s'est perdus, on s'est retrouve dans le cimetière à 23H30… Enfin comme d'hab quoi…
Et puis ensuite, …
ATTENTION AMES SENSIBLES S'ABSTENIR
Nous sommes allés voir l'expo mondialement connue : « Le monde du corps ». En gros, c'est une expo ou l'on nous montre des cadavres, des corps humains qui une fois morts ont été disséqués, plongés dans un bain d'acétone (pour retirer toute l'eau du corps), puis ensuite dans une certaine résine, un polymère qui se solidifie et fixe les tissus, pour l'éternité. Cela s'appelle la plastination, comme procédé. Et donc, ils exposent de vrais organes, ou des corps entiers. Donc on peut voir le corps, de l'intérieur. Et il y a tout. Tout, les muscles, les nerfs, le système sanguin, les yeux, les ongles, les os, etc…Certains ne montrent que les os avec les articulations, d'autres que le système nerveux… On peut voir des organes malades, un rein recouvert de tumeurs, le poumon d'un fumeur (les fumeurs étaient très très très mal à l'aise), et pire celui d'un mineur de charbon. C'est tout un cours de bio et d'anatomie, en réel. Je crois que cela aurait plu à ma sœur (étudiante en première année de médecine à qui je souhaite bon courage pour ses concours de la semaine prochaine). Il y a des fœtus humains, une femme enceinte le ventre ouvert pour que l'on puisse voir le bébé à l'intérieur. Et c'est présenté avec comme deux objectifs principaux :
Le premier, c'est que l'on se rende compte de comment fonctionne notre organisme et notre corps. Et de ce point de vue là, c'est réussi. Pour apprendre son anat c'est parfait. Et puis l'on réalise encore plus le point auquel on est vachement bien conçus. Non mais c'est extraordinaire le corps humain. Avec des amortisseurs de chocs dans le cerveau, des milliers de systèmes super compliqués, enfin de ce point de vue là, c'est vraiment bluffant. Des milliards d'années d'algorithme génétique, c'est super puissant ! L'expo est d'ailleurs décorée de plusieurs citations de philosophes, dont certaines entendaient démontrer de la perfection du corps humain qu'il n'a été façonné que par dieu. Pour moi, l'expo m'a plutôt démontré l'inverse. Des milliers de nos meilleurs ingénieurs n'arriveraient pas à concevoir un corps tel que le notre. Alors dieu, pauvre entité super puissante certes, mais très abstraite et sans aucun sens pratique, qui n'arrive même pas à se faire comprendre, il en serait bien incapable. (Je rigole bien sur, n'allez pas croire que je pense tenir là un vrai argument théologique. Enfin Raph, ta réponse m'intéresse…).
Alors certains visiteurs réalisent enfin ce qu'est leur corps, de ce point de vue là c'est intéressant. Mais pour moi, qui aide mon père à opérer depuis tout petit, j'ai appris des choses passionnantes, mais cela n'a pas change ma représentation des choses. Et par rapport à la même expo, mais avec des corps en plastique, scientifiquement cela n'apportait pas grand-chose d'avoir des vrais cadavres.
Le second aspect majeur de l'expo, est qu'ils mettaient en scène les corps. Par exemple, on voit un homme sans la peau, avec tous ses muscles apparents en train de jouer au base-ball, avec une batte dans les mains…


Perso, si le type en question adorait le base-ball et que c'est lui qui l'a voulu, je pense qu'il devait être super content de jouer au base-ball comme ca pour l'éternité… Mais je ne pense pas que ce soit le cas, … Des corps débités en tranche, des corps en vue éclatée, le cerveau à l'air libre. Il y avait une femme dont ils avaient découpé les muscles du dos et les avaient relevés pour en faire des ailes, et ils avaient appelé leur cadavre « l'ange ». Un couple de patineurs artistiques avec des vrais patins à glace, une danseuse avec les ongles vernis qui pendent au bout de leurs ligaments. Cela se voulait artisitque, mais genre art moderne… Et c'était très particulier…
Tiens d'ailleurs, c'est vraiment bizarre le sexe des femmes à l'intérieur…
Mais c'est vraiment moche celui des hommes.
Il doit y avoir pas mal de dictateurs africains qui doivent avoir le même genre de muses, mais en plus « frais »…
Enfin, … Tous les cadavres ont signés une autorisation de leur vivant, et étaient consentants. Et puis ils ont juste récupéré les corps déjà morts, ils n'ont tué personne. Pour moi, chacun doit être libre de sa vie comme de sa mort. Je ne le ferai pas, mais si c'était leur volonté, cela ne me choque pas. Je ne compte pas moi non plus finir ma vie dans un cimetière abandonné, sous une croix en qui je ne crois pas, à prendre de la place pour rien sur terre. Je viens de la terre, j'y retournerai, mais pas comme ca.
Sinon, ce à quoi cela m'a surtout fait penser, c'est aux pharaons de l'Egypte ancienne, qui ont dépensé des fortunes et momifiés leurs corps pour que leurs dépouilles puissent frôler l'éternité. L'humanité en a toujours rêvé. Cela a commencé le jour ou l'on a enterré nos morts. Et aujourd'hui, monsieur tout le monde, au prix du plus indécent voyeurisme peut accéder à ce fantasme qui n'est même pas permis aux rois. Et comme à Auschwitz et au Rwanda, l'on enterre plus nos morts dans la terre, mais dans les musées.
http://www.artezia.net/art-graphisme/art/vonhagens/vonhagens.htm
REPRENDRE ICI POUR LES AMES SENSIBLES.
Sans transition international, nous sommes sortis de cette expo et comme le métro était toujours en grève nous avons diné tous ensemble en centre-ville. On a bien rigolé à table. Avec Eric on a parlé réchauffement climatique, écologie québécoise, expressions québécoises, ascenseur social, écureuils, système de santé québécois, etc… Et puis comme il n'y avait toujours pas de métro, je suis rentré à pied, avec Simone (une autrichienne en Thèse à poly, invitée par un collègue d'Eric qui veut sortir avec) qui habite pas loin de chez moi. Une bonne heure et demi de marche, … On s'est perdus, on s'est retrouve dans le cimetière à 23H30… Enfin comme d'hab quoi…
vendredi 25 mai 2007
Samedi 19 Mai CN Tower
Donc à toronto, nous sommes montés dans la CN Tower. C'est une immense tour, qui ne sert à rien, avec juste un restaurant, et une superbe baie vitrée, en haut, ainsi que pas mal d'antennes...
Ce truc fait 553 mètres de haut, et prétend sur son site, ainsi que pendant la visite être la plus haute tour du monde. Mais wikipédia ne le classe que 6eme... Enfin bon. Peu importe.

Et donc depuis la CN tower, l'ont a une superbe vue (parce que c'est vrai que c'est haut, et que l'on peut bien voir) sur Toronto, une des villes les plus moches du monde. Je me demande encore pourquoi est-ce qu'ils ont foutu ca la... Enfin peut-être que c'était pour rester à proximité du centre-ville et de ses cars de touristes japonais dont moi...


Par contre, un truc qui est drôle aussi, c'est qu'ils ont fait un plancher en verre sur toute une zone. Ce qui fait, que tu marche... Dans le vide. Alors ils ont fait leurs calculs et tout pour que cela résiste à un poids de plusieurs éléphants... Alors tant que ce n'est pas Jean-Baptiste qui a fait le calcul, je fais confiance, et je suis monté dessus. Alors certains paniquent, n'osent pas... C'est une épreuve pour prouver son courage...
Ce truc fait 553 mètres de haut, et prétend sur son site, ainsi que pendant la visite être la plus haute tour du monde. Mais wikipédia ne le classe que 6eme... Enfin bon. Peu importe.
Et donc depuis la CN tower, l'ont a une superbe vue (parce que c'est vrai que c'est haut, et que l'on peut bien voir) sur Toronto, une des villes les plus moches du monde. Je me demande encore pourquoi est-ce qu'ils ont foutu ca la... Enfin peut-être que c'était pour rester à proximité du centre-ville et de ses cars de touristes japonais dont moi...
Et puis sinon, ce qui était vraiment marrant, c'est quand ils te racontent que cette tour a permi le record du monde de descente en rappel, le record du monde de laché d'oeuf récupéré en bas. Qu'ils ont monté un piano par les escaliers en 5H, qu'un cascadeur s'est amusé à descendre les escaliers en roulant pendant plus d'une heure et demi, qu'un type s'est amusé à monter/descendre/monter/descendre 52 fois dans une journée, que spiderman (le vrai) a monté cette tour deux fois d'affilé à main nue sans sécurité. Enfin voilà... Ca c'est marrant.
Donc voici, le magnifique front de mer...
Avec des vrais immeubles HLM de luxe et une autoroute sur la côte. Et l'on peut même voir au loin l'ile artificielle avec une usine dessus...
Par contre, un truc qui est drôle aussi, c'est qu'ils ont fait un plancher en verre sur toute une zone. Ce qui fait, que tu marche... Dans le vide. Alors ils ont fait leurs calculs et tout pour que cela résiste à un poids de plusieurs éléphants... Alors tant que ce n'est pas Jean-Baptiste qui a fait le calcul, je fais confiance, et je suis monté dessus. Alors certains paniquent, n'osent pas... C'est une épreuve pour prouver son courage...
Bon c'est vrai qu'au départ je ne faisais pas mon fier, mais après c'est marrant.
Donc ca c'est quand je suis descendu regarder les fondations.
Donc ca c'est quand je suis descendu regarder les fondations.
Samedi 19 Mai : Toronto
Donc comme je l'ai déjà écris, Toronto est une grande ville, à l'américaine.
D'immenses buildings sans aucune harmonie, vous écrasent alors que vous marchez dans ces rues désespérement droites, désespérement sans vie, où le luxe et l'absurde se marient.

Perdu au milieu des tours, se trouve un ancien hotel de ville plutôt joli, mais qui fait tant contraste avec le reste de la ville, que l'on ne sait plus de la pierre ou de l'acier et le verre, lequel vient d'être parachuté de mars.
D'immenses buildings sans aucune harmonie, vous écrasent alors que vous marchez dans ces rues désespérement droites, désespérement sans vie, où le luxe et l'absurde se marient.
Perdu au milieu des tours, se trouve un ancien hotel de ville plutôt joli, mais qui fait tant contraste avec le reste de la ville, que l'on ne sait plus de la pierre ou de l'acier et le verre, lequel vient d'être parachuté de mars.
Samedi 19 Mai : La conquête de l'ouest
Depuis mon ile de Montréal, quasiment sur la cote Est, je suis donc parti en bus, pour un périple de plusieurs centaines de kilomètres, direction Ouest sud-ouest.
Miles après miles, j'ai vu défiler les grandes forets nord canadiennes, les fermes américaines avec leurs belles maisons au milieu de leur verdure, les camions américains, les rives du lac Ontario, les aigles, les troupeaux, les serpents à sonnettes, vers l'ouest, toujours plus vers l'ouest.
Miles après miles, j'ai vu défiler les grandes forets nord canadiennes, les fermes américaines avec leurs belles maisons au milieu de leur verdure, les camions américains, les rives du lac Ontario, les aigles, les troupeaux, les serpents à sonnettes, vers l'ouest, toujours plus vers l'ouest.
Je suis à l'endroit le plus à l'ouest de toute ma vie.
Aux chutes du Niagara, du sommet de la plus haute tour du monde, je cours, je chante, je vis, sur ma route, je trace.
Aux chutes du Niagara, du sommet de la plus haute tour du monde, je cours, je chante, je vis, sur ma route, je trace.
"Garder du souffle, pour aller au devant
Du fond du gouffre jusqu'au point culminant"
Samedi 19 Mai : Les 1000 iles
Les milles iles, sont en fait plus de 1800 iles d'une taille variant entre une dizaine de metres et plusieurs kilometres qui recouvrent tout une zone du lac ontario. Elles sont perdues au milieu d'une nature magnifique, composée d'une eau claire et peu profonde, et d'étendues de belles forêts canadiennes.
La moitié de ces iles appartient aux étas-unis et l'autre au canada. C'est là que passe la frontière. C'est également ici que se trouve le plus court pont international du monde. Nous avons croisé un navire américain, et même été sur les eaux américaines pour voir un chateau construit il y en une dizaine d'année par un multi-milliardaire exentrique, en l'honneur de sa femme :
A l'intérieur se trouve une pizne, des ascenseurs et un jakousie...
Les canadiens sont très doué pour l'amménagement du territoire et la protection de l'environnement. Ils ont inventé des milliards de règles super strictes pour que pratiquement plus personne ne puisse acheter ces iles ou construire n'importe quoi dessus. Elles vallent extrêmement cher. Et ici, chaque milliardaire à sa petite ile, avec sa magnifique barraque dessus.
Cela ne vaut pas le cap ferret, mais pour faire de la voile et de la pêche, c'est le paradis sur terre.


Un problème de taille
Donc, pour répondre aux nombreuses intérrogations et inquiétudes soulevées par mon nouveau régime alimentaire, j'ai l'honneur de vous annoncer que j'ai grossi!! Les dames peuvent se rejouir, j'ai enfin pris du poids! Comme peut le confirmer cette photo fraichement prise...

Mais j'avoue que je me préférais plus maigre...
Mais j'avoue que je me préférais plus maigre...
mercredi 23 mai 2007
Mardi 22 Mai : Au voleur !!!
Hier soir, j'arrive dans la pièce commune avec mon chaudron pour me préparer mon succulent repas, lorsque je découvre avec stupeur, oh enfer et damnation, sal****** de b***** de m****, Tabernacle niaiseux! Que la plaque électrique a disparue… Rien. Plus là. Je me frotte les yeux, je vérifie, je regarde sous la table, dans le micro-onde, au plafond, dans la poubelle, partout : rien. Volatilisée. Sur le coup, j'ai gradé espoir et je me suis dit que j'avais juste du mal me réveiller et que demain elle serait de retour. Alors j'ai fini ma réserve de plats surgelés et je suis allé me coucher.
Mais ce matin, toujours pas de plaque à mon étage… La situation devient critique. J'interroge les passants, on me répond qu'elle a sans doute été volée. Je proteste… Non. C'est impossible ! Si quelqu'un en avait besoin, il pouvait directement l'utiliser. Elle arrangeait tout le monde ! Comment peut-on etre aussi con pour penser à soi avant les autres ! Non. Je refuse d'admettre ce qui est pour tous l'évidence. Mais il y avait si peu d'intérêt à faire cela, et tant à perdre…
J'enquête, …
Rien.
Je ne trouve pas cela important, mais cela orientera peut-être votre jugement, mais l'été la résidence est majoritairement peuplée d'étrangers, dont un bon deux tiers est arabe ou africain… Tout bon français sarkoziste paranoïaque ne se serait pas posé beaucoup plus de questions, mais je refusais… Non. Pas ici…
Je pensais déjà à la gerbe de fleurs que j'allais déposer lorsqu'en passant à l'étage d'en dessous, elle m'apparu, blanche, lavée, comme neuve, près du micro-onde, mais un étage plus bas. Et par contre, ce qu'il faut savoir, c'est que cet étage est réservé aux handicapés. Il y a de tout, une naine, plusieurs fauteuils roulants, une mal voyante, etc… Et je ne sais pas qui a eu cette idée (ni si ce n'était pas purement par intérêt de proximité égoïste de la part d'un locataire normal du même étage), mais sur le coup, cela m'a paru une bonne chose que cette plaque déménage, prenne l'ascenseur et voit du pays. Ils en ont plus besoin que moi. Alors cela ne m'arrange pas du tout. Je dois descendre un escalier, traverser 2 portes avec des poignées en plus, avec mes assiettes, ma poêle et mon verre d'eau dans les mains, mais je n'aurai pas le cœur à m'en plaindre. En écrivant, je m'en veux même de ne pas y avoir pensé.
Si l'on savait le nombre de faux vols, de fausses insultes, de faux problèmes qui deviennent des vrais conflits, je crois que ce serait assez important… Tant de haines, de médisances, de disputes, qui disparaitraient si l'on ne faisait juste que communiquer un peu plus…
Mais ce matin, toujours pas de plaque à mon étage… La situation devient critique. J'interroge les passants, on me répond qu'elle a sans doute été volée. Je proteste… Non. C'est impossible ! Si quelqu'un en avait besoin, il pouvait directement l'utiliser. Elle arrangeait tout le monde ! Comment peut-on etre aussi con pour penser à soi avant les autres ! Non. Je refuse d'admettre ce qui est pour tous l'évidence. Mais il y avait si peu d'intérêt à faire cela, et tant à perdre…
J'enquête, …
Rien.
Je ne trouve pas cela important, mais cela orientera peut-être votre jugement, mais l'été la résidence est majoritairement peuplée d'étrangers, dont un bon deux tiers est arabe ou africain… Tout bon français sarkoziste paranoïaque ne se serait pas posé beaucoup plus de questions, mais je refusais… Non. Pas ici…
Je pensais déjà à la gerbe de fleurs que j'allais déposer lorsqu'en passant à l'étage d'en dessous, elle m'apparu, blanche, lavée, comme neuve, près du micro-onde, mais un étage plus bas. Et par contre, ce qu'il faut savoir, c'est que cet étage est réservé aux handicapés. Il y a de tout, une naine, plusieurs fauteuils roulants, une mal voyante, etc… Et je ne sais pas qui a eu cette idée (ni si ce n'était pas purement par intérêt de proximité égoïste de la part d'un locataire normal du même étage), mais sur le coup, cela m'a paru une bonne chose que cette plaque déménage, prenne l'ascenseur et voit du pays. Ils en ont plus besoin que moi. Alors cela ne m'arrange pas du tout. Je dois descendre un escalier, traverser 2 portes avec des poignées en plus, avec mes assiettes, ma poêle et mon verre d'eau dans les mains, mais je n'aurai pas le cœur à m'en plaindre. En écrivant, je m'en veux même de ne pas y avoir pensé.
Si l'on savait le nombre de faux vols, de fausses insultes, de faux problèmes qui deviennent des vrais conflits, je crois que ce serait assez important… Tant de haines, de médisances, de disputes, qui disparaitraient si l'on ne faisait juste que communiquer un peu plus…
Mardi 22 Mai : L'exception Française
Alors en France, on a notre sport national, l'activité qui est la plus ancrée dans l'esprit des français… Alors les medias et autres fans essaient de nous faire croire que c'est de regarder des types courir après un ballon à la télé avec une bière, mais non. Ce n'est pas le foot. Le sport le plus universel, le plus atemporel, qui n'est pas juste une mode qui passera, notre spécialité, et ce n'est pas robin qui va me contredire, l'exception française ; c'est de râler ! C'est de faire la grève ! C'est de manifester ! Râleurs, râleuses, râlons ! Mais j'ai longtemps cru que nous étions les seuls à vraiment savoir le faire, qu'on ne faisait bien la grève qu'en France. Et bien non ! Nous ne sommes pas seuls ! Aujourd'hui les transports en commun étaient en grève à Montréal. D'ailleurs j'avais prévu d'aller voir Schreck 3 au ciné mais le manque de transport m'a contraint à rester chez moi. Je suis dégoutté. Bon ils ont un service minimum, à certains horaires (je ne sais pas si c'est oblige par la loi ou non). Il y a aussi les agents d'entretiens du cimetière qui sont en grève (je ne sais pas si c'est parce qu'ils trouvent leur clientèle trop bruyante ou pas). Enfin bon, ici aussi ils savent faire la grève.
Enfin bon, que notre orgueil se rassure, des spécialistes ce sont penchés sur la question, tout indicateur confondu, c'est en France que l'on râle le mieux.
Enfin bon, que notre orgueil se rassure, des spécialistes ce sont penchés sur la question, tout indicateur confondu, c'est en France que l'on râle le mieux.
mardi 22 mai 2007
Le voyage
Ah j'oubliais.
Vous pouvez encore une fois suivre la carte de mes aventures en cliquant sur ce lien :
http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF8&hl=en&msa=0&ll=45.158801,-76.322021&spn=5.670787,10.217285&z=7&om=1&msid=112021953472117560034.00000112af1020f1374e7
Vous pouvez encore une fois suivre la carte de mes aventures en cliquant sur ce lien :
http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF8&hl=en&msa=0&ll=45.158801,-76.322021&spn=5.670787,10.217285&z=7&om=1&msid=112021953472117560034.00000112af1020f1374e7
Samedi 19 Mai : Le voyage
Il y a trois grandes merveilles naturelles au Canada ;
- La première c'est les mille îles de Kingston. C'est un coin du lac Ontario où il y a un millier de petites îles absolument magnifiques. C'est un endroit où l'eau est magnifique, poissonneuse et où chaque petite île abrite sa petite maison, avec sa petite star à l'intérieur. C'est un merveilleux endroit, où les habitations sont parmi les plus belles du monde à mes yeux, et en parfait accord avec la nature.
- La seconde, c'est les chutes du Niagara
- La troisième, je ne sais plus ce que c'est.
Et il se trouve que ce week-end, j'en ai vu 2.Départ 7h30 (levé 5h10), et plusieurs heures de route avant d'arriver à Kingston (ancienne capitale du Québec dont je n'ai malheureusement visite que le parking de la zone industrielle) et aller voir les mille îles. Ballade en bateau dans ce paradis de nature. En gros, c'est le Cap Ferret, sauvage, avec plein d'îles, de l'eau douce, pas de sable mais de la verdure et plus froid. Mais c'était vraiment très très beau (voir les photos).
Donc pour notre voyage, nous avons quitté le Québec et nous sommes entrés en Ontario. Ontario - en je ne sais plus quoi - cela veut dire la région des beaux lacs et c'est totalement vrai. Par contre, l'Ontario c'est vraiment très différent du Québec. Déjà, ils parlent anglais, ils parlent surtout anglais, et très peu le français (ou le québécois). Et ce n'est pas du tout la même vie, ni le même pays. En Ontario, c'est les Etats-Unis. Complètement. Les belles maisons toutes différentes et personnalisées laissent place à de grandes cités dortoirs à l'anglaise/américaine, absolument hideuses, où tout le monde a exactement la même maison, le même jardin, la même femme, les mêmes gosses ou le même chien. Où les rues sont des immenses copier/coller de la même rue, à perte de vue. C'est limite si quand le mari qui rentre se trompe de maison il s'en rend compte… Il y a des HLM (ce que je n'ai pas vu encore à Montréal), les centres-villes ne sont que des tours immenses et moches, Mc Do roi, etc.… Et le plus bel, ou le pire exemple de ça c'est Toronto.
Toronto est LA ville, la capitale de l'Ontario, et elle est absolument hideuse. Il y a un bel hôtel de ville ancien, perdu au milieu de grands buildings démesurément hauts. Par rapport à Montréal, il n'y a quasiment aucune verdure, l'espace est mal aménagé. Toute la ville est centrée sur deux rues, celle des magasins de luxe, et celle des placements financiers. Toronto, est sur le bord du lac Ontario, mais le front de mer est une autoroute cernée de buildings et de terrasses bétonnées qui ne touchent pas l'eau. Des presqu'îles artificielles ont été aménagées pour gagner de la place, où ils ont mis des usines. Cette ville n'est pas agréable, on y sent la folie, le rêve et la laideur américaine. C'est le pied à terre des USA au Canada. Je ne comptais pas dans ma vie voir de grande ville américaine, c'est fait. La différence saisissante valait le détour, mais pour rien au monde je ne voudrais vivre là-bas.C'est dans cette ville que se trouve la CN tower, la plus haute tour du monde. Dans laquelle nous sommes montés.Ensuite, nous avons quitté la ville pour aller dans notre hôtel, un petit truc perdu.
Avec Emilie nous sommes allé diner dans un petit restaurant de grillade/barbecue, très typique, très sympa, l'endroit où les motards viennent s'acheter leur steak et où les gens normaux vont diner quand ils sont loin de chez eux. On s'est bien amusés. Enfin toute la journée, on s'entend super bien avec Emilie, on s'est raconté nos vies, on a parlé voile, Cap-Ferret, Montréal, études, vie associative, Technimage, piano, génétique et immortalité, séries télé, on a écouté du JJG sur son lecteur mp3, cinéma, etc.… Enfin on est vraiment devenus de bons amis, c'était très sympa et j'étais content de visiter tout cela avec elle.Bon, pour contrer les médisances, il y avait deux lits séparés dans l'hôtel (ouf !)…
Le lendemain, nous avons fait route pour les chutes du Niagara !!!Le temps était couvert et en arrivant un mauvais brouillard nous les cachait presque entièrement. Mais nous avons eu énormément de chance puisque le brouillard s'est levé et nous avons même eu quelques éclaircies. Finalement, nous sommes montés dans les célèbres bateaux qui nous ont emmenés au cœur des chutes dans la vapeur et le bruit. Je crois même qu'il a plu, mais au cœur des chutes et de la tourmente, c'était un plaisir et nous ne pouvions faire la différence entre l'eau de pluie, et l'eau des chutes.Puis après, cette merveilleuse rencontre avec les chutes, nous sommes allés au Marineland. Le Marineland est un parc d'attraction, où l'on peut voir des dauphins, des lions de mer, des bélougas, des orques, des ours, des cerfs, etc.… Avec des shows avec les dauphins et les orques qui sautent, etc.… Et il y avait même des montagnes russes, ainsi que la plus haute tour de sensations fortes du monde (en gros, on te monte à 100 mètres de haut, et puis on te lache…avant de te récupérer et de te ralentir à 20 mètres du sol).Emilie voulait absolument faire les montagnes russes, moi j'avoue que j'étais moyennement chaud… Voire même très tiède. Enfin même congelé. Enfin en gros, je ne voulais pas y aller. On voyait des loopings assez violents voltiger au-dessus de forêt… On entendait les hurlements… J'avoue que moyen… Mais bon… Je l'ai accompagnée… Mort de trouille… Et tout compte fait c'était marrant. J'ai bien aimé au fond… En fait, il fallait juste que je chante… Et les loopings sur « Tombé pour elle » ou « Allumer le feu », cela passait très bien…
Voilà et puis après, nous sommes rentrés.
Ce week-end a également été un grand voyage d'immersion profonde dans la gastronomie de l'Ontario, puisque j'ai tout de même - sur 4 repas - mangé une pizza, au moins 200 à 300 g de cookies, et j'ai été une fois au Mc Do. Oui, je sais, c'est mal. Surtout le Mc Do. Je l'avoue. Je me confesse mon père. Mais cela faisait partie de la visite ! (en plus le choix fut difficile, car il y avait une figurine de Shreck 3 avec le menu enfant. Bon, finalement j'ai résisté mais…) De plus amples détails et des photos sur les différents endroits visités arriveront bientôt…
C'était Jean-Jacques INGREMEAU en direct de Polytechnique Montréal, pour National Geographic. A vous les studios !
- La première c'est les mille îles de Kingston. C'est un coin du lac Ontario où il y a un millier de petites îles absolument magnifiques. C'est un endroit où l'eau est magnifique, poissonneuse et où chaque petite île abrite sa petite maison, avec sa petite star à l'intérieur. C'est un merveilleux endroit, où les habitations sont parmi les plus belles du monde à mes yeux, et en parfait accord avec la nature.
- La seconde, c'est les chutes du Niagara
- La troisième, je ne sais plus ce que c'est.
Et il se trouve que ce week-end, j'en ai vu 2.Départ 7h30 (levé 5h10), et plusieurs heures de route avant d'arriver à Kingston (ancienne capitale du Québec dont je n'ai malheureusement visite que le parking de la zone industrielle) et aller voir les mille îles. Ballade en bateau dans ce paradis de nature. En gros, c'est le Cap Ferret, sauvage, avec plein d'îles, de l'eau douce, pas de sable mais de la verdure et plus froid. Mais c'était vraiment très très beau (voir les photos).
Donc pour notre voyage, nous avons quitté le Québec et nous sommes entrés en Ontario. Ontario - en je ne sais plus quoi - cela veut dire la région des beaux lacs et c'est totalement vrai. Par contre, l'Ontario c'est vraiment très différent du Québec. Déjà, ils parlent anglais, ils parlent surtout anglais, et très peu le français (ou le québécois). Et ce n'est pas du tout la même vie, ni le même pays. En Ontario, c'est les Etats-Unis. Complètement. Les belles maisons toutes différentes et personnalisées laissent place à de grandes cités dortoirs à l'anglaise/américaine, absolument hideuses, où tout le monde a exactement la même maison, le même jardin, la même femme, les mêmes gosses ou le même chien. Où les rues sont des immenses copier/coller de la même rue, à perte de vue. C'est limite si quand le mari qui rentre se trompe de maison il s'en rend compte… Il y a des HLM (ce que je n'ai pas vu encore à Montréal), les centres-villes ne sont que des tours immenses et moches, Mc Do roi, etc.… Et le plus bel, ou le pire exemple de ça c'est Toronto.
Toronto est LA ville, la capitale de l'Ontario, et elle est absolument hideuse. Il y a un bel hôtel de ville ancien, perdu au milieu de grands buildings démesurément hauts. Par rapport à Montréal, il n'y a quasiment aucune verdure, l'espace est mal aménagé. Toute la ville est centrée sur deux rues, celle des magasins de luxe, et celle des placements financiers. Toronto, est sur le bord du lac Ontario, mais le front de mer est une autoroute cernée de buildings et de terrasses bétonnées qui ne touchent pas l'eau. Des presqu'îles artificielles ont été aménagées pour gagner de la place, où ils ont mis des usines. Cette ville n'est pas agréable, on y sent la folie, le rêve et la laideur américaine. C'est le pied à terre des USA au Canada. Je ne comptais pas dans ma vie voir de grande ville américaine, c'est fait. La différence saisissante valait le détour, mais pour rien au monde je ne voudrais vivre là-bas.C'est dans cette ville que se trouve la CN tower, la plus haute tour du monde. Dans laquelle nous sommes montés.Ensuite, nous avons quitté la ville pour aller dans notre hôtel, un petit truc perdu.
Avec Emilie nous sommes allé diner dans un petit restaurant de grillade/barbecue, très typique, très sympa, l'endroit où les motards viennent s'acheter leur steak et où les gens normaux vont diner quand ils sont loin de chez eux. On s'est bien amusés. Enfin toute la journée, on s'entend super bien avec Emilie, on s'est raconté nos vies, on a parlé voile, Cap-Ferret, Montréal, études, vie associative, Technimage, piano, génétique et immortalité, séries télé, on a écouté du JJG sur son lecteur mp3, cinéma, etc.… Enfin on est vraiment devenus de bons amis, c'était très sympa et j'étais content de visiter tout cela avec elle.Bon, pour contrer les médisances, il y avait deux lits séparés dans l'hôtel (ouf !)…
Le lendemain, nous avons fait route pour les chutes du Niagara !!!Le temps était couvert et en arrivant un mauvais brouillard nous les cachait presque entièrement. Mais nous avons eu énormément de chance puisque le brouillard s'est levé et nous avons même eu quelques éclaircies. Finalement, nous sommes montés dans les célèbres bateaux qui nous ont emmenés au cœur des chutes dans la vapeur et le bruit. Je crois même qu'il a plu, mais au cœur des chutes et de la tourmente, c'était un plaisir et nous ne pouvions faire la différence entre l'eau de pluie, et l'eau des chutes.Puis après, cette merveilleuse rencontre avec les chutes, nous sommes allés au Marineland. Le Marineland est un parc d'attraction, où l'on peut voir des dauphins, des lions de mer, des bélougas, des orques, des ours, des cerfs, etc.… Avec des shows avec les dauphins et les orques qui sautent, etc.… Et il y avait même des montagnes russes, ainsi que la plus haute tour de sensations fortes du monde (en gros, on te monte à 100 mètres de haut, et puis on te lache…avant de te récupérer et de te ralentir à 20 mètres du sol).Emilie voulait absolument faire les montagnes russes, moi j'avoue que j'étais moyennement chaud… Voire même très tiède. Enfin même congelé. Enfin en gros, je ne voulais pas y aller. On voyait des loopings assez violents voltiger au-dessus de forêt… On entendait les hurlements… J'avoue que moyen… Mais bon… Je l'ai accompagnée… Mort de trouille… Et tout compte fait c'était marrant. J'ai bien aimé au fond… En fait, il fallait juste que je chante… Et les loopings sur « Tombé pour elle » ou « Allumer le feu », cela passait très bien…
Voilà et puis après, nous sommes rentrés.
Ce week-end a également été un grand voyage d'immersion profonde dans la gastronomie de l'Ontario, puisque j'ai tout de même - sur 4 repas - mangé une pizza, au moins 200 à 300 g de cookies, et j'ai été une fois au Mc Do. Oui, je sais, c'est mal. Surtout le Mc Do. Je l'avoue. Je me confesse mon père. Mais cela faisait partie de la visite ! (en plus le choix fut difficile, car il y avait une figurine de Shreck 3 avec le menu enfant. Bon, finalement j'ai résisté mais…) De plus amples détails et des photos sur les différents endroits visités arriveront bientôt…
C'était Jean-Jacques INGREMEAU en direct de Polytechnique Montréal, pour National Geographic. A vous les studios !
Samedi 19 Mai : Comment est-ce que je me suis débrouillé pour m'organiser mon voyage aux chutes du Niagara.
Commençons par le début.
Poly (technique), ferme tous les soirs vers 23H, et n'est pas non plus ouverte le week-end. Or, j'ai besoin d'y aller assez tard le soir, et les week-ends et jours féries pour avoir accès aux ordinateurs. Mais ce qui est super, c'est qu'ils ont conçu un système génial pour ça. Chaque élève a le droit d'avoir un badge, qu'il peut passer dans un détecteur à l'entrée et automatiquement il peut ouvrir les portes. Et c'est comme ca que je fais pour pouvoir vous écrire aujourd'hui. A 4H du mat le soir de Noël, si je veux, je peux entrer tout seul dans les salles info pour aller sur Internet.
Seulement, cette carte il faut la faire. Et pour cela, il suffit de passer au bureau qui s'en occupe, de rigoler avec le brave québécois qui s'y trouve, de faire un grand sourire sur la photo et c'est bon ! Par contre, c'est ouvert genre deux fois une heure par semaine (encore pire que l'administration de l'ENSTA ce bureau). Donc, le premier horaire, j'y étais allé et puis il y avait plein de queue, j'ai hésité, puis finalement j'ai eu la flemme et je suis retourné bosser. Et donc, le second horaire, j'y vais et me résous à faire la queue. Et c'est là, en attendant que j'ai rencontré Emilie. Alors j'ai juste remarqué qu'elle était aussi Française et donc on a commencé à discuter un peu. Mais genre 3-4 minutes pas plus. Je ne savais même pas son nom, je savais juste qu'elle bossait dans un labo à Poly aussi. Et puis voilà. Enfin je veux dire, c'était juste une inconnue avec qui j'avais discuté comme j'en rencontre deux ou trois par jours, certaines fois.Mais comme quoi, j'ai énormément de bol avec ce genre de rencontres en ce moment :-)
Parce que le jour où j'ai appris que j'avais un week-end de 3 jours, je l'ai recroisée en allant faire mes courses. Mais complètement par hasard. Elle avait 50 mètres à faire pour aller au métro, et on est arrivé pile au même moment. Bonjour, comment ca va. Et puis au bluff comme ca, je lui raconte que je cherche à aller visiter les chutes du Niagara ce week-end, et elle me répond qu'elle aussi cherche à partir visiter un truc ce week-end et qu'elle veut trop voir les chutes avant de quitter le Québec.
En 2 minutes chrono, on s'échange nos mails et on commence à prévoir de partir ensemble à Toronto…
Alors, le principe de base c'était de partir en bus de nuit, de se trouver une petite auberge de jeunesse, et de visiter comme on pouvait. Une autre solution, si l'on était assez nombreux consistait à louer une voiture, et partir comme ça, libres comme l'air, s'arrêter où on voulait, dormir dans la voiture, manger des pizzas et visiter le pays. Donc pendant deux jours, j'ai cherché parmi les compagnies de bus, les auberges de jeunesses, les locations de voiture, qu'est ce qui pourrait être le moins cher et le plus pratique. J'ai également cherché dans mon entourage toutes les personnes qui pourraient être intéressées par ce genre de voyage, et je n'ai trouvé personne. Thomas Samaille n'était pas intéressé, Anthony n'était pas disponible, … Emilie aussi a cherché de son coté mais n'a rien trouvé. Nous n'étions donc définitivement que deux.Et puis en fait, Émilie connaissait une agence de voyage chinoise qui organisait des voyages vraiment pas cher qui proposait une excursion aux chutes. Vous savez, à Paris, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, sur tous les monuments, il y a toujours des cars entiers de Chinois/Japonais qui arrivent on ne sait d'où. Vous savez bien, les groupes de Japonais, enfin, on ne les voit même pas parce qu'il y a tellement de flash d'appareils photo que l'on ne voit qu'un immense flot lumineux qui se déplace. Et bien en fait, c'est des voyages organisés par des agences telles que celle que l'on a pris. C'est une agence chinoise, dans le quartier chinois, où il n'y a que des Chinois. Trajet en bus, une nuit dans un hôtel, tarif réduit pour toutes les attractions, … on ne perdait pas de temps, on voyait toutes les attractions et avec des commentaires, et au final cela revenait moins cher. Donc on est parti dans un bus de Chinois !! Et il n'y avait que des Chinois !!! Juste une famille mexico-québécoise, un ou deux couples anglais, et nous. Dans le bus, ils nous passaient des films de Jackie Chan en boucle. Les commentaires étaient en anglais et chinois.
Avec Emilie, on en a reparlé une fois autour d'une table, on s'est échangés 3 mails, et on est allé réserver. On ne se connaissait pas. On est vraiment partis comme ca…
Poly (technique), ferme tous les soirs vers 23H, et n'est pas non plus ouverte le week-end. Or, j'ai besoin d'y aller assez tard le soir, et les week-ends et jours féries pour avoir accès aux ordinateurs. Mais ce qui est super, c'est qu'ils ont conçu un système génial pour ça. Chaque élève a le droit d'avoir un badge, qu'il peut passer dans un détecteur à l'entrée et automatiquement il peut ouvrir les portes. Et c'est comme ca que je fais pour pouvoir vous écrire aujourd'hui. A 4H du mat le soir de Noël, si je veux, je peux entrer tout seul dans les salles info pour aller sur Internet.
Seulement, cette carte il faut la faire. Et pour cela, il suffit de passer au bureau qui s'en occupe, de rigoler avec le brave québécois qui s'y trouve, de faire un grand sourire sur la photo et c'est bon ! Par contre, c'est ouvert genre deux fois une heure par semaine (encore pire que l'administration de l'ENSTA ce bureau). Donc, le premier horaire, j'y étais allé et puis il y avait plein de queue, j'ai hésité, puis finalement j'ai eu la flemme et je suis retourné bosser. Et donc, le second horaire, j'y vais et me résous à faire la queue. Et c'est là, en attendant que j'ai rencontré Emilie. Alors j'ai juste remarqué qu'elle était aussi Française et donc on a commencé à discuter un peu. Mais genre 3-4 minutes pas plus. Je ne savais même pas son nom, je savais juste qu'elle bossait dans un labo à Poly aussi. Et puis voilà. Enfin je veux dire, c'était juste une inconnue avec qui j'avais discuté comme j'en rencontre deux ou trois par jours, certaines fois.Mais comme quoi, j'ai énormément de bol avec ce genre de rencontres en ce moment :-)
Parce que le jour où j'ai appris que j'avais un week-end de 3 jours, je l'ai recroisée en allant faire mes courses. Mais complètement par hasard. Elle avait 50 mètres à faire pour aller au métro, et on est arrivé pile au même moment. Bonjour, comment ca va. Et puis au bluff comme ca, je lui raconte que je cherche à aller visiter les chutes du Niagara ce week-end, et elle me répond qu'elle aussi cherche à partir visiter un truc ce week-end et qu'elle veut trop voir les chutes avant de quitter le Québec.
En 2 minutes chrono, on s'échange nos mails et on commence à prévoir de partir ensemble à Toronto…
Alors, le principe de base c'était de partir en bus de nuit, de se trouver une petite auberge de jeunesse, et de visiter comme on pouvait. Une autre solution, si l'on était assez nombreux consistait à louer une voiture, et partir comme ça, libres comme l'air, s'arrêter où on voulait, dormir dans la voiture, manger des pizzas et visiter le pays. Donc pendant deux jours, j'ai cherché parmi les compagnies de bus, les auberges de jeunesses, les locations de voiture, qu'est ce qui pourrait être le moins cher et le plus pratique. J'ai également cherché dans mon entourage toutes les personnes qui pourraient être intéressées par ce genre de voyage, et je n'ai trouvé personne. Thomas Samaille n'était pas intéressé, Anthony n'était pas disponible, … Emilie aussi a cherché de son coté mais n'a rien trouvé. Nous n'étions donc définitivement que deux.Et puis en fait, Émilie connaissait une agence de voyage chinoise qui organisait des voyages vraiment pas cher qui proposait une excursion aux chutes. Vous savez, à Paris, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, sur tous les monuments, il y a toujours des cars entiers de Chinois/Japonais qui arrivent on ne sait d'où. Vous savez bien, les groupes de Japonais, enfin, on ne les voit même pas parce qu'il y a tellement de flash d'appareils photo que l'on ne voit qu'un immense flot lumineux qui se déplace. Et bien en fait, c'est des voyages organisés par des agences telles que celle que l'on a pris. C'est une agence chinoise, dans le quartier chinois, où il n'y a que des Chinois. Trajet en bus, une nuit dans un hôtel, tarif réduit pour toutes les attractions, … on ne perdait pas de temps, on voyait toutes les attractions et avec des commentaires, et au final cela revenait moins cher. Donc on est parti dans un bus de Chinois !! Et il n'y avait que des Chinois !!! Juste une famille mexico-québécoise, un ou deux couples anglais, et nous. Dans le bus, ils nous passaient des films de Jackie Chan en boucle. Les commentaires étaient en anglais et chinois.
Avec Emilie, on en a reparlé une fois autour d'une table, on s'est échangés 3 mails, et on est allé réserver. On ne se connaissait pas. On est vraiment partis comme ca…
Vendredi 18 Mai : Les collègues
Ce soir, je suis allé diner chez Anthony.
Alors, au labo, il y a d'autres stagiaires, des thésards, des jeunes qui font des masters, avec qui je suis assez souvent. Alors il y a :
-Anthony : Lui, je crois que c'est celui que je préfère. Un asiatique français qui vient de supmeca. Extrêmement sympa et agréable à vivre.
- Isabelle : C'est une acadienne (acadiens dont j'ai déjà put apprécier les traditions a la Puye grâce à Raphael) et c'est un accent très différent de l'accent québécois normal. Très vive, très sympa, c'est une fille qui déborde d'énergie et qui sait ou elle va. Elle est championne du monde de karaté (dans sa catégorie), …
- Martine : Elle, elle est québécoise pure, avec un accent génial, des expressions terribles, … C'est une fille merveilleusement spontanée, qui déborde de curiosité, qui s'arrête à chaque mètre dans les magasins et chaque chat dans la rue. Elle est intenable, je l'adore !
- Daniel : Alors lui, c'est Mister Bean, en québécois… Ca vaut le détour.
Et, en gros, ils ne sont pas là tous les jours, mais je mange avec eux tous les midi à la cafeteria. Jeudi dernier on était allés dans un restaurant mexicain. Et donc ce soir, je suis allé chez Anthony pour petite soirée. Comme la très très large majorité des étudiants (et pas que les étudiants) québécois, il vit en collocation. Ici tout le monde a une colloc. C'est un peu plus cher que ma résidence, mais cela permet à tous de vivre dans de supers apparts, quasiment des maisons, avec jardin, une vraie cuisine bien équipée, une bonne salle de bain, et de belles vraies chambres. En plus comme ca les gens ne vivent pas seuls. Enfin c'est Friends partout ici…
Et donc je suis allé avec Isa, Daniel, Martine chez Anthony, mais on était bien une vingtaine. C'était super. Enfin, une bonne soirée quoi… Et puis là-bas j'ai rencontré un couple d'étudiants français, qui sont à Poly aussi mais pas dans le même labo, et on a sympathisé, et ils m'invitent à aller visiter une réserve naturelle avec eux lundi. Enfin c'est super ! Je suis là depuis 2 semaines, je vais diner chez les collègues, je pars demain à Toronto avec une française que je ne connais pas, lundi dans une réserve naturelle avec des gens que j'ai croisés dans une soirée, je fais de la recherche avec les plus grands noms du domaine…
Les voyages forment la jeunesse.
J'ai toujours voulu, au moins une fois, gouter à cette vie d' « aventures » ou rien n'est prévu, une vie rythmée par les expériences et les rencontres. Bah… Et encore, je suis un petit joueur, ils parlent français, je suis avec des français, j'ai un chez moi et un boulot fixe. Je suis encore loin du vrai road trip, du grand ouest à cheval, Africa trek, ou un tour du monde quelconque, mais ca change, et je voulais vivre un peu comme ca avant de me poser. Et sérieux, j'adore ma vie !
Alors, au labo, il y a d'autres stagiaires, des thésards, des jeunes qui font des masters, avec qui je suis assez souvent. Alors il y a :
-Anthony : Lui, je crois que c'est celui que je préfère. Un asiatique français qui vient de supmeca. Extrêmement sympa et agréable à vivre.
- Isabelle : C'est une acadienne (acadiens dont j'ai déjà put apprécier les traditions a la Puye grâce à Raphael) et c'est un accent très différent de l'accent québécois normal. Très vive, très sympa, c'est une fille qui déborde d'énergie et qui sait ou elle va. Elle est championne du monde de karaté (dans sa catégorie), …
- Martine : Elle, elle est québécoise pure, avec un accent génial, des expressions terribles, … C'est une fille merveilleusement spontanée, qui déborde de curiosité, qui s'arrête à chaque mètre dans les magasins et chaque chat dans la rue. Elle est intenable, je l'adore !
- Daniel : Alors lui, c'est Mister Bean, en québécois… Ca vaut le détour.
Et, en gros, ils ne sont pas là tous les jours, mais je mange avec eux tous les midi à la cafeteria. Jeudi dernier on était allés dans un restaurant mexicain. Et donc ce soir, je suis allé chez Anthony pour petite soirée. Comme la très très large majorité des étudiants (et pas que les étudiants) québécois, il vit en collocation. Ici tout le monde a une colloc. C'est un peu plus cher que ma résidence, mais cela permet à tous de vivre dans de supers apparts, quasiment des maisons, avec jardin, une vraie cuisine bien équipée, une bonne salle de bain, et de belles vraies chambres. En plus comme ca les gens ne vivent pas seuls. Enfin c'est Friends partout ici…
Et donc je suis allé avec Isa, Daniel, Martine chez Anthony, mais on était bien une vingtaine. C'était super. Enfin, une bonne soirée quoi… Et puis là-bas j'ai rencontré un couple d'étudiants français, qui sont à Poly aussi mais pas dans le même labo, et on a sympathisé, et ils m'invitent à aller visiter une réserve naturelle avec eux lundi. Enfin c'est super ! Je suis là depuis 2 semaines, je vais diner chez les collègues, je pars demain à Toronto avec une française que je ne connais pas, lundi dans une réserve naturelle avec des gens que j'ai croisés dans une soirée, je fais de la recherche avec les plus grands noms du domaine…
Les voyages forment la jeunesse.
J'ai toujours voulu, au moins une fois, gouter à cette vie d' « aventures » ou rien n'est prévu, une vie rythmée par les expériences et les rencontres. Bah… Et encore, je suis un petit joueur, ils parlent français, je suis avec des français, j'ai un chez moi et un boulot fixe. Je suis encore loin du vrai road trip, du grand ouest à cheval, Africa trek, ou un tour du monde quelconque, mais ca change, et je voulais vivre un peu comme ca avant de me poser. Et sérieux, j'adore ma vie !
Jeudi 17 Mai : Numérotation
Ici, c'est le nouveau monde, c'est le continent américain, … Un endroit ou tous les aventuriers du vieux monde sont venus pour ce rêve un peu fou de construire un autre monde, ou l'on ne referait pas les mêmes erreurs…
Bon, après bien sur, cela a été le bordel, on a massacré les indiens, pourri l'environnement, inventé l'esclavage et la déportation grande échelle, etc… Enfin comme d'hab quoi. Mais il y a certaines erreurs qu'ils n'ont pas reproduites… Parmi lesquelles les numérotations de rues.
En Europe, quand historiquement on a construit les rues, la première maison au bout de la rue, on l'a appelée la numéro 1. La suivante en face, la numéro 2 et ainsi de suite. Avec un coté pour les pairs, et un autre pour les impairs. Donc, en gros, on a compté. C'est pratique sur des tas de point de vue, on sait le nombre de maisons, on peut estimer la longueur de la rue, etc… Mais après, quand la densité de population augmente, que l'on coupe les maisons en deux, ou que l'on les remplace par des immeubles, et bien c'est le bordel. Parce que l'on se retrouve avec des bis, tris, et 200 personnes qui habitent au même numéro. Il faut des numéros d'appartement, numéro d'étage, etc… Parce que quand tu construis quelque chose, on ne va pas renuméroter toute la rue…
Alors ici, ils anticipent. Alors ils ont prévu la numérotation adaptée. Mais ils comptent de 10 en 10 minimum, voire plus (j'ai vu jusqu'à 100 entre deux maisons voisines !). Ils ont gardés les cotés paris et impaires par contre. Et donc, il très courant de voir 7801 au bout d'une centaine de mètres. Les 18300 ne sont pas rares. Et après, comme ca, chaque appartement a son propre numéro. 4838 pour l'appart d'Émilie par exemple, et 4836 pour l'appart du dessous. En plus, ils numérotent toujours dans le même sens. Enfin je veux dire, toutes les rues parallèles sont numérotées dans le même sens. Parce qu'ici, les rues, c'est un quadrillage. Ce ne sont que des rues toutes droites, toutes parallèles, a l'américaine, c'est comme les grilles de barbecue, c'est un repère orthogonal, c'est un espace vectoriel généré par deux vecteurs orthogonaux (ca aussi, cela vient de leur volonté d'un nouveau monde. Ils en avaient marre de se perdre a paris, et de devoir prendre des cartes, etc… pour se repérer dans l'immense dédale de rues que sont nos belles villes européennes). Et donc les rues parallèles, sont toutes numérotées dans la même direction, d'est en ouest… ;-) A l'ouest, pour aller de l'avant.
Bon, après bien sur, cela a été le bordel, on a massacré les indiens, pourri l'environnement, inventé l'esclavage et la déportation grande échelle, etc… Enfin comme d'hab quoi. Mais il y a certaines erreurs qu'ils n'ont pas reproduites… Parmi lesquelles les numérotations de rues.
En Europe, quand historiquement on a construit les rues, la première maison au bout de la rue, on l'a appelée la numéro 1. La suivante en face, la numéro 2 et ainsi de suite. Avec un coté pour les pairs, et un autre pour les impairs. Donc, en gros, on a compté. C'est pratique sur des tas de point de vue, on sait le nombre de maisons, on peut estimer la longueur de la rue, etc… Mais après, quand la densité de population augmente, que l'on coupe les maisons en deux, ou que l'on les remplace par des immeubles, et bien c'est le bordel. Parce que l'on se retrouve avec des bis, tris, et 200 personnes qui habitent au même numéro. Il faut des numéros d'appartement, numéro d'étage, etc… Parce que quand tu construis quelque chose, on ne va pas renuméroter toute la rue…
Alors ici, ils anticipent. Alors ils ont prévu la numérotation adaptée. Mais ils comptent de 10 en 10 minimum, voire plus (j'ai vu jusqu'à 100 entre deux maisons voisines !). Ils ont gardés les cotés paris et impaires par contre. Et donc, il très courant de voir 7801 au bout d'une centaine de mètres. Les 18300 ne sont pas rares. Et après, comme ca, chaque appartement a son propre numéro. 4838 pour l'appart d'Émilie par exemple, et 4836 pour l'appart du dessous. En plus, ils numérotent toujours dans le même sens. Enfin je veux dire, toutes les rues parallèles sont numérotées dans le même sens. Parce qu'ici, les rues, c'est un quadrillage. Ce ne sont que des rues toutes droites, toutes parallèles, a l'américaine, c'est comme les grilles de barbecue, c'est un repère orthogonal, c'est un espace vectoriel généré par deux vecteurs orthogonaux (ca aussi, cela vient de leur volonté d'un nouveau monde. Ils en avaient marre de se perdre a paris, et de devoir prendre des cartes, etc… pour se repérer dans l'immense dédale de rues que sont nos belles villes européennes). Et donc les rues parallèles, sont toutes numérotées dans la même direction, d'est en ouest… ;-) A l'ouest, pour aller de l'avant.
Mercredi 16 Mai : L'appel du burger
Et puis, il y a des jours comme ca, tu es crevé, et puis sans savoir pourquoi, le plat de nouilles et de légumes dégelasses ne te fait pas envie, peut-être l'effet de foule, mais ca te tombe dessus, comme ca, et tu cèdes à l'appel du burger…
Mercredi 16 Mai : Divers
Je ne me suis jamais autant fait a manger de ma vie, et je n'ai jamais eu aussi peu de matériel pour le faire… Murphistique…
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Je viens de trouver un piano dans ma résidence ! C'est génial, retrouver le son d'un pascal Obispo, d'un Delerm ou un bon Amélie poulain… Ah…
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Je viens de trouver un piano dans ma résidence ! C'est génial, retrouver le son d'un pascal Obispo, d'un Delerm ou un bon Amélie poulain… Ah…
jeudi 17 mai 2007
Mardi 15 Mai : Week-end.
Alors j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c’est que lundi c’est férié, et donc je vais pouvoir visiter. La mauvaise, c’est que cela fait un week-end de 3 jours, un des seuls que j’aurai ici, et donc un des seuls ou je peux tenter de longs voyages, pour aller voir les chutes du niagara par exemple. Et donc, j’ai 3 jours pour m’organiser un voyage à Toronto, je ne sais pas comment, je sais pas avec qui, je ne sais pas ou je dormirai, … J’ai 3 jours pour le savoir.
Edit : Finalement, j'ai trouve un voyage pour toronto ce week-end. Donc je suis au regret de vous annoncer que nous n'aurez pas de nouvelles de moi avant mardi prochain. Bon week-end a tous!!
Edit : Finalement, j'ai trouve un voyage pour toronto ce week-end. Donc je suis au regret de vous annoncer que nous n'aurez pas de nouvelles de moi avant mardi prochain. Bon week-end a tous!!
Mardi 15 Mai : Les ENSTAs.
Alors, en fait, je ne suis plus le seul ensta ici. Il y a Thomas Samaille, un élève de ma promo qui vient de me rejoindre. Il fait également un stage à polytechnique, mais dans un autre service, dans un autre bâtiment. On a déjeuné ensemble ce midi. On ne se connaissait pas trop à l’ENSTA, mais on s’entend plutôt bien. Il est dans la même résidence que moi, pour l’instant, au même étage en plus…
Pour nos PPL ont est tous repartis aux cinq coins de la planète. Il y a Robin et Laura qui sont en Australie, et sinon, il y a Jeff et Stéphanie qui eux sont au japon. Et de temps en temps, quand je traine tard le soir sur mon ordinateur pour écrire ce blog, qu’il est 3 ou 4H du matin en France et que vous dormez tous, je les croise sur gmail. Alors eux, ils viennent de se lever. C’est génial. Eux, ils viennent juste de se lever et d’arriver au boulot, moi je suis fatigué et près à aller me coucher. Ils sont exactement à l’autre bout de la planète. Quand on discute, eux ils sont demain, ou moi je suis hier… On discute directement alors que l’on n’est même pas le même jour.
Et ce qui est génial, c’est qu’au moment ou depuis ma colline je vois le soleil se coucher à l’ouest sur Montréal, dès qu’il disparaît, entre dans la terre, et bien il apparaît, à l’est, pour Stéphanie. Tous les soirs, on s’échange le soleil. Et tous les matins, elle me le rend. Comme ca on assure un relai et on fait bien attention que personne ne le perde. Imaginez que j’oublie un soir de le donner à Stéphanie, et bien, ils seraient bien emmerdés au japon…
Cela me rappelle un merveilleuse pub de mon enfance, ou l’on voit un jeune homme qui regarde le soleil se coucher sur l’océan, alors qu’il téléphone à son père. Son père, lui est en train de marcher sur la muraille chine. Au moment, ou le soleil disparaît pour le fils, il dit : « Ca y est ! », et aussitôt le père voit le soleil apparaître, et lui répond.
Mais ne vous en faites pas, on tient le relai…
Pour nos PPL ont est tous repartis aux cinq coins de la planète. Il y a Robin et Laura qui sont en Australie, et sinon, il y a Jeff et Stéphanie qui eux sont au japon. Et de temps en temps, quand je traine tard le soir sur mon ordinateur pour écrire ce blog, qu’il est 3 ou 4H du matin en France et que vous dormez tous, je les croise sur gmail. Alors eux, ils viennent de se lever. C’est génial. Eux, ils viennent juste de se lever et d’arriver au boulot, moi je suis fatigué et près à aller me coucher. Ils sont exactement à l’autre bout de la planète. Quand on discute, eux ils sont demain, ou moi je suis hier… On discute directement alors que l’on n’est même pas le même jour.
Et ce qui est génial, c’est qu’au moment ou depuis ma colline je vois le soleil se coucher à l’ouest sur Montréal, dès qu’il disparaît, entre dans la terre, et bien il apparaît, à l’est, pour Stéphanie. Tous les soirs, on s’échange le soleil. Et tous les matins, elle me le rend. Comme ca on assure un relai et on fait bien attention que personne ne le perde. Imaginez que j’oublie un soir de le donner à Stéphanie, et bien, ils seraient bien emmerdés au japon…
Cela me rappelle un merveilleuse pub de mon enfance, ou l’on voit un jeune homme qui regarde le soleil se coucher sur l’océan, alors qu’il téléphone à son père. Son père, lui est en train de marcher sur la muraille chine. Au moment, ou le soleil disparaît pour le fils, il dit : « Ca y est ! », et aussitôt le père voit le soleil apparaître, et lui répond.
Mais ne vous en faites pas, on tient le relai…
Lundi-Mardi-Mercredi 14 Mai : Mes altères.
Aujourd’hui, les autres personnes qui manquaient du labo sont revenues de leur urgence dans leur centrale nucléaire, et donc j’ai arrêté de me perdre dans les articles de recherche pour passer à des choses beaucoup plus concrètes. Et comme les mauvaises langues le devineront, c’est plutôt le choc.
Alors de nouveau il y a :
- Thierry LAFRANCE, lui, c’est l’assistant de recherche, le responsable de tout ce qui est investissement conception et montage des expériences. C’est un type extrêmement sympathique, pur québécois, toujours un crayon de papier derrière l’oreille qui est un pur génie du sens pratique, bricoleur fini, enfin un Mc guywer à qui ont aurait eu la mauvaise idée de lui laisser un immense labo pour bricoler ses trucs. Il quitte toujours le labo vers 16H, car il doit aller chercher ses gosses…
En gros, un laboratoire de recherche, c’est une immense salle de jeux pour grands gamins. Alors forcement, les chercheurs, ils font joujou avec tout et tout plein d’expériences marrantes. Et puis comme ils sont très possessifs, et qu’ils veulent garder leurs jeux pour eux, ils publient régulièrement de gros papiers compliqués dans lesquels ils disent les expériences qu’ils ont déjà faites. Et la règle du jeu, c’est que les autres, n’ont pas le droit de refaire les mêmes, et sont obligés de trouver de nouveaux jeux. Et thierry son boulot, c’est de permettre à tout ces chercheurs de faire joujou. Il n’y comprend pas grand-chose à nos modèles compliques et nos problèmes à la con, par contre, lui tout ce qui est pratique, tout ce qui est conception, gestion, c’est un dieu. Et donc, au final, le principe, c’est que moi, je suis là pour travailler sur une expérience qui a déjà été conçue par maxime et un autre stagiaire mais qui n’est pas encore finie de monter, et donc je viens le voir et je lui dis : « Eh, thierry, moi je veux mon joujou le plus rapidement possible. » Et il me répond « OK JJ, mais pour ca, il faudrait faire ca, ca, ca et ca. ». Alors en théorie, c’est moi qui dirige, mais, en pratique, au jour le jour, c’est lui qui me dit ce que je dois faire. Et donc, pour l’instant, et bien je fais du bricolage (le grand rêve déçu de mon père, avoir des fils qui font du bricolage…). Je passe mes journées à calculer des distances, voir comment est-ce que l’on va pouvoir agencer les tuyaux, dessiner des plans, tracer des traits avec des niveaux et des mètres en haut de mon escabeau, agencer les joints pour qu’ils tiennent à une pression de 5 bar. Parce que mon petit bijou, il va juste servir à mesurer les forces sur un écoulement diphasique dans un tuyau de 52mm de diamètre… Mais pour faire ca, j’ai 20 à 30 mètres de tuyauterie, un réservoir qui fait bien 5 mètres cubes, une pompe de plusieurs dizaines de kilowatts, qui est deux fois plus grosse que celle que l’on a à saint-savin pour la piscine. Mon expérience fait 6 mètres de haut. Enfin, c’est un joli petit joujou à 40 000 dollars.
En plus, ici, leurs unités c’est le pouce. Et donc je compte en pouces. Et puis c’est doublement le bordel car ce n’est même pas décimal leur système d’unité, ils comptent en pouces, en demi pouces, en quart de pouces, en huitièmes de pouces et en seizièmes de pouces. Et donc je me ballade avec mes 3 règles, ma calculatrice et mon niveau, je lis des plans solidworks et je mesure mes pièces dans tous les sens à longueur de journée. Surtout le mélangeur qui m’a pose beaucoup de problèmes de seizièmes de pouces. En gros, ca ressemble à un altère et ca pèse bien plusieurs livres… J’ai du me muscler le bras à force de le tripoter dans tous les sens…
Et dans tout son travail, Thierry, il se fait aider par :
- Ben (on ne m’a jamais dit son vrai nom), le technicien. Alors lui… La boule à zéro, avec juste le bas d’un bouc, qu’il a fait décolorer… Quand tu le regarde, tu as l’impression qu’il fait la gueule, et dans sa voix tu as l’impression que tout le fait chier. C’est le québécois qui a le contact le plus froid que je n’ai jamais rencontré. C’est le seul aussi qui ne parle pas très fort, et dans son bouc. Il ne souri jamais. Il porte un tee-shirt « Are you always an idiot or just when I am around ? ». Mais ce n’est qu’une façade. En fait, il est super sympa. Enfin je veux dire, extrêmement serviable, patient, et il adore ce qu’il fait. C’est un ultra-génie aussi. Il connaît tous les capteurs par cœur, tous ses ordinateurs. De temps en temps, il fait même des blagues. D’ailleurs il adore faire des blagues sur les français… Et lui en fait, il se charge de me fournir mes capteurs, et il a aussi passé tout lundi après-midi a m’expliquer le fonctionnement du logiciel ultra compliqué que je vais utiliser pour mes expériences.
Voilà.
C’est ca mon boulot maintenant.
Alors de nouveau il y a :
- Thierry LAFRANCE, lui, c’est l’assistant de recherche, le responsable de tout ce qui est investissement conception et montage des expériences. C’est un type extrêmement sympathique, pur québécois, toujours un crayon de papier derrière l’oreille qui est un pur génie du sens pratique, bricoleur fini, enfin un Mc guywer à qui ont aurait eu la mauvaise idée de lui laisser un immense labo pour bricoler ses trucs. Il quitte toujours le labo vers 16H, car il doit aller chercher ses gosses…
En gros, un laboratoire de recherche, c’est une immense salle de jeux pour grands gamins. Alors forcement, les chercheurs, ils font joujou avec tout et tout plein d’expériences marrantes. Et puis comme ils sont très possessifs, et qu’ils veulent garder leurs jeux pour eux, ils publient régulièrement de gros papiers compliqués dans lesquels ils disent les expériences qu’ils ont déjà faites. Et la règle du jeu, c’est que les autres, n’ont pas le droit de refaire les mêmes, et sont obligés de trouver de nouveaux jeux. Et thierry son boulot, c’est de permettre à tout ces chercheurs de faire joujou. Il n’y comprend pas grand-chose à nos modèles compliques et nos problèmes à la con, par contre, lui tout ce qui est pratique, tout ce qui est conception, gestion, c’est un dieu. Et donc, au final, le principe, c’est que moi, je suis là pour travailler sur une expérience qui a déjà été conçue par maxime et un autre stagiaire mais qui n’est pas encore finie de monter, et donc je viens le voir et je lui dis : « Eh, thierry, moi je veux mon joujou le plus rapidement possible. » Et il me répond « OK JJ, mais pour ca, il faudrait faire ca, ca, ca et ca. ». Alors en théorie, c’est moi qui dirige, mais, en pratique, au jour le jour, c’est lui qui me dit ce que je dois faire. Et donc, pour l’instant, et bien je fais du bricolage (le grand rêve déçu de mon père, avoir des fils qui font du bricolage…). Je passe mes journées à calculer des distances, voir comment est-ce que l’on va pouvoir agencer les tuyaux, dessiner des plans, tracer des traits avec des niveaux et des mètres en haut de mon escabeau, agencer les joints pour qu’ils tiennent à une pression de 5 bar. Parce que mon petit bijou, il va juste servir à mesurer les forces sur un écoulement diphasique dans un tuyau de 52mm de diamètre… Mais pour faire ca, j’ai 20 à 30 mètres de tuyauterie, un réservoir qui fait bien 5 mètres cubes, une pompe de plusieurs dizaines de kilowatts, qui est deux fois plus grosse que celle que l’on a à saint-savin pour la piscine. Mon expérience fait 6 mètres de haut. Enfin, c’est un joli petit joujou à 40 000 dollars.
En plus, ici, leurs unités c’est le pouce. Et donc je compte en pouces. Et puis c’est doublement le bordel car ce n’est même pas décimal leur système d’unité, ils comptent en pouces, en demi pouces, en quart de pouces, en huitièmes de pouces et en seizièmes de pouces. Et donc je me ballade avec mes 3 règles, ma calculatrice et mon niveau, je lis des plans solidworks et je mesure mes pièces dans tous les sens à longueur de journée. Surtout le mélangeur qui m’a pose beaucoup de problèmes de seizièmes de pouces. En gros, ca ressemble à un altère et ca pèse bien plusieurs livres… J’ai du me muscler le bras à force de le tripoter dans tous les sens…
Et dans tout son travail, Thierry, il se fait aider par :
- Ben (on ne m’a jamais dit son vrai nom), le technicien. Alors lui… La boule à zéro, avec juste le bas d’un bouc, qu’il a fait décolorer… Quand tu le regarde, tu as l’impression qu’il fait la gueule, et dans sa voix tu as l’impression que tout le fait chier. C’est le québécois qui a le contact le plus froid que je n’ai jamais rencontré. C’est le seul aussi qui ne parle pas très fort, et dans son bouc. Il ne souri jamais. Il porte un tee-shirt « Are you always an idiot or just when I am around ? ». Mais ce n’est qu’une façade. En fait, il est super sympa. Enfin je veux dire, extrêmement serviable, patient, et il adore ce qu’il fait. C’est un ultra-génie aussi. Il connaît tous les capteurs par cœur, tous ses ordinateurs. De temps en temps, il fait même des blagues. D’ailleurs il adore faire des blagues sur les français… Et lui en fait, il se charge de me fournir mes capteurs, et il a aussi passé tout lundi après-midi a m’expliquer le fonctionnement du logiciel ultra compliqué que je vais utiliser pour mes expériences.
Voilà.
C’est ca mon boulot maintenant.
Lundi 14 Mai : Paranoïa française
Aujourd’hui, au supermarché, quand je passais à la caisse, alors que je payais, j’ai vu une femme devant moi prendre mes affaires et les mettre dans son sac plastique. Alors sans penser à mal, imaginant qu’elle s’était juste trompée, je l’interpelle et lui dit que ce sont mes affaires. Elle s’arrête, me regarde avec de grands yeux. « Vous ne voulez pas de poche ? » me demande-t-elle. « Bah, euh… si. » Alors elle finit d’emballer mes affaires et me tend mes deux poches…
C’était une employée… Mais même… J’en aurai perdu mon dentier (si j’en avais eu un)…
C’était une employée… Mais même… J’en aurai perdu mon dentier (si j’en avais eu un)…
Lundi 14 Mai : Gaumontreal
Un des objectifs, une de mes envies de ma semaine était d’aller au cinéma. Et comme je ne connais aucun cinéma, que je ne sais pas ou est-ce qu’ils passent les films en français ou en anglais (parce que anglais non sous-titré cela risque d’être violent), je passe des heures à essayer d’en trouver un qui ne soit pas trop loin, pas trop cher et qui passe quelque chose qui m’intéresse. Alors il y a un cinéma 3D qui passe un film sur les dinosaures en centre ville, des écrans IMAX pour spiderman 3. Spiderman d’ailleurs me tentait bien, mais je ne sais trop encore ou aller, et puis j’avais repéré sur internet un petit ciné, presque chez moi qui passait 1 film, 1 fois par semaine, avec marqué vf et qui n’était pas trop cher et il passait « Le labyrinthe de Pan ». Film espagnol que j’avais voulu voir en France, ce dont je n’avais pas eu l’occasion. Tout le monde ne m’en avait dit que du bien, et je savais que cela parlait de la seconde guerre mondiale. Donc ce soir, après de rapides courses, un bref diner de riz et d’un truc qui ressemble à un sushi à la viande (et qui est très bon), je suis parti en courant pour voir le film. Quasiment 25 minutes de marche dans les beaux quartiers résidentiels de Montréal, magnifique. Je suis passé devant un pensionnat bien pompeux, avec colonnes et un magnifique toit en aluminium. Tiens d’ailleurs, certains établissements scolaires ont encore des uniformes ici. Je n’ai vu que des filles en porter, mais, … cela n’avait rien de la vision coincée, cul cul des uniformes européens. Elles avaient un chemisier blanc, décoltable à souhait, plutôt super sexy, et qui semblait avoir été fait pour être enlevé plus qu’être porté. Ainsi qu’une jupe qui ressemble à un kilt, mais courte la jupe. Très courte… Enfin mes pauvres yeux innocents étaient choqués… Bon passons.
Je me ballade, je trouve enfin le cinéma, qui est en fait une immense salle de théâtre absolument magnifique. En gros c’est le même principe que « Le théâtre » à Poitiers, mais la salle est 2 fois plus grande, encore plus belle et absolument bondée. Alors que je rentre, il y a un présentateur sur la scène qui parle du film, mais je n’ai guère eu le temps de l’entendre car dès que je me suis trouvé un siège, la lumière s’est éteinte et le film a commencé. Le film était très beau (je commence à manquer de vocabulaire pour décrire à quel point ce qui m’arrive me plait). Très violent j’ai trouvé, mais vraiment très très bon. Il m’a même arraché une larme, ce que seul « Blood Diamond » a réussi à faire depuis 1 an. En plus ici, les gens restent jusqu’à la fin du générique…
Je me ballade, je trouve enfin le cinéma, qui est en fait une immense salle de théâtre absolument magnifique. En gros c’est le même principe que « Le théâtre » à Poitiers, mais la salle est 2 fois plus grande, encore plus belle et absolument bondée. Alors que je rentre, il y a un présentateur sur la scène qui parle du film, mais je n’ai guère eu le temps de l’entendre car dès que je me suis trouvé un siège, la lumière s’est éteinte et le film a commencé. Le film était très beau (je commence à manquer de vocabulaire pour décrire à quel point ce qui m’arrive me plait). Très violent j’ai trouvé, mais vraiment très très bon. Il m’a même arraché une larme, ce que seul « Blood Diamond » a réussi à faire depuis 1 an. En plus ici, les gens restent jusqu’à la fin du générique…
Dimanche 13 Mai : Julien
D’après un arabe, juif, obese et homosexuel de mon étage (j’avoue que j’adore le mélange), la fameuse plaque appartenait à un certain Julien, étudiant Français qui est reparti en France mercredi. Louons grâce à Julien.
mercredi 16 mai 2007
Dimanche 13 Mai : Et pour quelques volts de plus…
J'ai enfin mes adaptateurs !! Et vous n'imaginez pas la joie qui fut la mienne lorsque j'ai branché mon lecteur cd avec un bon Vincent Delerm dessus. Enfin de la musique… Enfin retrouver ces chansons si familières…
Sur les prises électriques, il y a marqué 30 A et 115 volts. Bah, … 115 Volts c'est quasiment 230 Volts à 115 Volts près. Cela fait jamais que 100% d'écart. Alors…
Mais non.
La bouilloire fonctionne (au ralenti certes), le radio réveil semble fonctionner aussi, sauf l'écran pour régler et afficher l'heure, qui lui reste noir, le lecteur cd arrive à passer la radio, mais ne parvient pas à reconnaître le moindre CD…
Uhm…
Quelqu'un a pas deux bobines ou un AO et des résistances que je me bidouille un 220V ?
Sur les prises électriques, il y a marqué 30 A et 115 volts. Bah, … 115 Volts c'est quasiment 230 Volts à 115 Volts près. Cela fait jamais que 100% d'écart. Alors…
Mais non.
La bouilloire fonctionne (au ralenti certes), le radio réveil semble fonctionner aussi, sauf l'écran pour régler et afficher l'heure, qui lui reste noir, le lecteur cd arrive à passer la radio, mais ne parvient pas à reconnaître le moindre CD…
Uhm…
Quelqu'un a pas deux bobines ou un AO et des résistances que je me bidouille un 220V ?
Samedi 12 Mai : Montréal, parce que je le vaux bien.
En une semaine ici, j'ai eu le temps de visiter complètement tout le campus, ca y est, je le connais par cœur. La prochaine étape, maintenant, c'est Montréal. A part le quartier cote des neiges ou je vais faire mes courses que je connais bien aussi, je ne suis pratiquement jamais sorti dans Montréal. Aujourd'hui, je ne bosse pas, c'est l'occasion. Par contre, je voulais faire ca différemment de la façon dont j'ai découvert Paris. Paris, j'ai surtout découverts le métro, puis ensuite la ville. Je prenais toujours le métro et je ne connaissais que de petits ilots, a la surface, déconnectés les uns des autres. A chaque fois, je voulais aller quelque part, visiter un musée, voir un endroit précis, je prenais le métro et je voyais juste l'endroit. Pour aller a un ciné particulier, ou une conférence, ou chez quelqu'un. Et il m'a fallu très longtemps, plus d'un an pour que je fasse le lien entre les différents endroits que je connaissais. Montparnasse par exemple, maintenant je connais bien, mais avant, je ne connaissais qu'un ciné et une Fnac a la sortie d'un métro. Alors que pour Montréal, je ne sais pas ou je vais… Je n'ai pas la moindre idée des musées ou je voudrais potentiellement aller je n'ai personne à aller voir, je n'ai pas la moindre idée de quel ciné je pourrais aller voir (quelle chaine, a quel endroit ?), je ne sais pas du tout ou aller. Je n'ai même pas un plan de la ville. Donc, j'ai choisi de la visiter autrement. Cet aprèm, après avoir mangé, j'ai pris mon chapeau, mon appareil a photo, ma veste et je suis parti, sans savoir ou j'allais, sans rien. « Comme un bateau dérive, sans but et sans mobile, je marche dans la ville tout seul et anonyme. » Et comme le dis bilbon : « Il est dangereux de prendre la route, car on ne sait jamais jusqu'ou cela peut te mener. »
Et donc me voilà parti.
Alors j'ai marché, droit devant moi. J'avais juste vaguement l'idée d'aller en centre ville. Alors j'ai longé le campus, et puis une fois sorti je suis tombé sur un cimetière. En fait, tout le campus est collé au cimetière, mais on ne peut pas passer de l'un à l'autre directement. Et donc je suis allé me promener dans le cimetière. C'était très intéressant… des tombes absolument magnifiques, verdoyant… cela ressemblait à un parc, avec des écureuils partout et des étendues incroyables d'herbes et de fleurs… Un peu « Heidi a la montagne »… Joli vraiment. Mais en plus, c'était gigantesque ce truc, grand comme 5 fois le jardin du Luxembourg. On pourrait passer une journée à le visiter. On peut même y entrer en voiture…
Et après, …Comment dire…
Enfin en gros, j'ai marché dans la foret pendant une demi-heure. Sur le bord d'une route, il est vrai, mais à cote de foret. De la vraie foret, naturelle. Sur le coup, je n'ai pas compris,… Je partais pour voir les buildings du centre-ville et je me perds en foret. Et j'ai continue de me perdre jusqu' à arriver à un magnifique parc et le lac aux castors. Très joli ce lac, ou il y avait des canards et puis des mouettes et des goélands (il y en a sur le campus aussi) qui lorgnaient les bancs de poissons rouges qui faisaient bouillonner la surface. Un parc super, avec plein de québécois venus pic niquer en famille, de gens qui faisaient du sport, de grandes pelouses, de belles sculptures, de la foret et des écureuils. Il y avait des gens qui faisaient du VTT dans des petits chemins de terre perdus dans la foret. Sinon, je n'ai jamais vu autant d'écureuils de ma vie. En plus, j'adore les écureuils, c'est parmi mes animaux préférés. C'est mignon, et puis ca adore les noisettes, comme moi, … Mais en fait, il y en a tellement partout ici, que c'est banal pour les gens qui habitent ici. Enfin je veux dire, regarder les écureuils ici, c'est comme prendre en photo les pigeons sur le parvis de Notre-Dame. Il y en a tellement qu'il n'y a que les touristes qui font ca. Et puis, ils ne sont pas craintifs, mais ils ne viennent pas te réclamer de la nourriture non plus. A vrai dire ils en ont rien à foutre de toi. C'est bien. Les québécois ont été bien dressés, ils ont compris qu'il ne fallait pas les nourrir, ni les emmerder. Ces deux espèces cohabitent parfaitement… Nos amis les terriens et nos amis les écureuils. (bientôt sur vos écrans grâce a bernard werber).
Bon, revenons a nos pigeons, en fait, le campus est sur une « montagne », je vous l'ai déjà dit, sur un versant, et le cimetière et le parc constituent l'autre versant. Donc comme c'était en altitude je me suis mis en tête de trouver un point de vue sur Montréal (l'autre versant, le centre ville) depuis ma montagne. Et là, je me suis reperdu en foret. A un moment, il y a un petit écureuil magnifique qui passe juste à cote de moi et s'arrête. Je sors discrètement mon appareil a photo, je m'accroupis et le photographie 2 fois avant qu'il reparte. C'est alors que je remarque que quelqu'un me regarde. Je le regarde, c'est un homme d'une quarantaine d'années, bien gras en pull blanc. Je lui dis bonjour, je lui parle des écureuils. Il ne parle pas français alors on parle en anglais. C'est un américain qui passe une journée de tourisme à Montreal et repars demain. (il a du venir ici pour de la paperasse). Lui aussi cherche un point de vue, alors on le cherche ensemble, et puis on le trouve. Sublime vue sur les gratte-ciels et le centre-ville. Ici, ou que tu regarde il y a de la verdure. Cette ville est un merveilleux mélange de végétation et d'urbanisme bien fait. A cote de nous, il y avait des calèches à chevaux, des marchands de glaces, etc… N'empêche, je marchais depuis 2 heures et je n'avais pas encore vu une seule route avec des maisons de chaque cote.
Lui, c'est marcos, un allemand qui vient du brésil qui fabrique des composants automobiles à Detroit. Je lui dis que je vais aller au centre-ville à pieds, il me propose de m'emmener, alors j'accepte.
Alors, on se perd en voiture, dans ce dédale de rues magnifiques. Chaque maison est différente, tout est passionnant. Et puis finalement, on change d'avis et on décide d'aller tous les deux prendre le grand pont, à l'autre bout de la ville pour aller sur l'ile ou il y a un autre parc, les installations des jeux olympiques et le casino. Le passage sur le pont est extraordinaire, avec un grand soleil, une vue saisissante sur la ville…
Oui. Marcos, c'est le genre de pauvre type américain, qui a passé toute sa vie à courir après sa carrière, n'a pas trop d'amis, pas de femme(s), pas de gosse(s), pas d'attache(s), plein de tunes, qui se réveille à 40 ans et se dit qu'il voudrait faire des choses intéressantes dans sa vie. Et donc, il était tout seul pour visiter Montréal. Moi aussi. Donc nous sommes deux. Et donc, on est allés se promener sur la berge de l'ile, très très très beau aussi, il m'a raconté qu'il voulait un jour faire Detroit-Rio de Juanero en voilier. Moi je lui parlais fusion nucléaire. On a regardé quelques installations olympiques, puis après, on est allé au casino (je voulais en visiter un un jour). C'était très marrant. Des étages et des étages de machines à sous à perte de vue, sur lesquelles des vieux et des vieilles viennent dépenser leur argent. Moyenne d'âge 60 ans, c'est là que les vieux riches et désœuvrés viennent gaspiller le temps qui leur reste à vivre. Les tables de poker étaient impressionnantes. Marcos m'a payé une bière. On a parlé TVA, sport, plongée sous-marine, comportement animalier, etc… Et puis ensuite on est retournés se balader en voiture en centre-ville. Il m'a déposé près d'un métro vers 19H, on a échangé nos mails. Et bon, en gros, si un jour je vais à Detroit, j'ai un contact là-bas. Donc ensuite, je suis allé me promener dans les souterrains de Montréal. Parce que oui, comme l'hiver ici il fait super froid, ils ne peuvent quasiment pas sortir alors ils ont construit tout une ville souterraine (comme les nains sous la montagne…). Il y a peut-être 2 ou 3 kilomètres de galerie marchande, de magasins de luxe, de cafés, de magasins de jeux vidéos, enfin que des trucs marrants. J'ai même entendu dire qu'il y avait des courses à pieds d'organisées dedans… Tout était fermé, (sauf quelque vendeurs de cookies et de muffin délicieux) mais cela valait le détour. Et puis souvent, le magasin qui est à la surface correspond avec celui qui est en-dessous. Il y a des rues, des places… C'est comme les halles mais en beaucoup, beaucoup plus grand.
Et puis bon, …
Apres, je suis rentre en métro…
Alors bon, finalement j'ai récupéré une carte histoire de comprendre un peu pourquoi est-ce que je mettais perdu dans la foret, et à la lueur de cette carte, j'ai appris compris plusieurs choses : D'une, Montréal, c'est super grand. Et j'en ai pour la journée à aller à pied au centre ville et revenir. De deux, en gros, la carte, c'est que de la ville partout, de la ville très agrémentée de petits parcs et de verdure, mais de la ville quand même, sauf a un seul endroit. En gros, ils avaient une grosse montagne de poser au milieu de la ville et ils se sont dit qu'ils allaient la laisser sauvage, y mettre un parc un cimetière et un campus, et laisser tout le reste en foret brute libre…
D'ailleurs, vous pouvez revivre mes aventures sur la carte suivante :
http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF8&hl=en&msa=0&om=1&msid=112021953472117560034.0000011285edd61d326b0&ll=45.501113,-73.584366&spn=0.043013,0.079823&t=k&z=14
Et donc me voilà parti.
Alors j'ai marché, droit devant moi. J'avais juste vaguement l'idée d'aller en centre ville. Alors j'ai longé le campus, et puis une fois sorti je suis tombé sur un cimetière. En fait, tout le campus est collé au cimetière, mais on ne peut pas passer de l'un à l'autre directement. Et donc je suis allé me promener dans le cimetière. C'était très intéressant… des tombes absolument magnifiques, verdoyant… cela ressemblait à un parc, avec des écureuils partout et des étendues incroyables d'herbes et de fleurs… Un peu « Heidi a la montagne »… Joli vraiment. Mais en plus, c'était gigantesque ce truc, grand comme 5 fois le jardin du Luxembourg. On pourrait passer une journée à le visiter. On peut même y entrer en voiture…
Et après, …Comment dire…
Enfin en gros, j'ai marché dans la foret pendant une demi-heure. Sur le bord d'une route, il est vrai, mais à cote de foret. De la vraie foret, naturelle. Sur le coup, je n'ai pas compris,… Je partais pour voir les buildings du centre-ville et je me perds en foret. Et j'ai continue de me perdre jusqu' à arriver à un magnifique parc et le lac aux castors. Très joli ce lac, ou il y avait des canards et puis des mouettes et des goélands (il y en a sur le campus aussi) qui lorgnaient les bancs de poissons rouges qui faisaient bouillonner la surface. Un parc super, avec plein de québécois venus pic niquer en famille, de gens qui faisaient du sport, de grandes pelouses, de belles sculptures, de la foret et des écureuils. Il y avait des gens qui faisaient du VTT dans des petits chemins de terre perdus dans la foret. Sinon, je n'ai jamais vu autant d'écureuils de ma vie. En plus, j'adore les écureuils, c'est parmi mes animaux préférés. C'est mignon, et puis ca adore les noisettes, comme moi, … Mais en fait, il y en a tellement partout ici, que c'est banal pour les gens qui habitent ici. Enfin je veux dire, regarder les écureuils ici, c'est comme prendre en photo les pigeons sur le parvis de Notre-Dame. Il y en a tellement qu'il n'y a que les touristes qui font ca. Et puis, ils ne sont pas craintifs, mais ils ne viennent pas te réclamer de la nourriture non plus. A vrai dire ils en ont rien à foutre de toi. C'est bien. Les québécois ont été bien dressés, ils ont compris qu'il ne fallait pas les nourrir, ni les emmerder. Ces deux espèces cohabitent parfaitement… Nos amis les terriens et nos amis les écureuils. (bientôt sur vos écrans grâce a bernard werber).
Bon, revenons a nos pigeons, en fait, le campus est sur une « montagne », je vous l'ai déjà dit, sur un versant, et le cimetière et le parc constituent l'autre versant. Donc comme c'était en altitude je me suis mis en tête de trouver un point de vue sur Montréal (l'autre versant, le centre ville) depuis ma montagne. Et là, je me suis reperdu en foret. A un moment, il y a un petit écureuil magnifique qui passe juste à cote de moi et s'arrête. Je sors discrètement mon appareil a photo, je m'accroupis et le photographie 2 fois avant qu'il reparte. C'est alors que je remarque que quelqu'un me regarde. Je le regarde, c'est un homme d'une quarantaine d'années, bien gras en pull blanc. Je lui dis bonjour, je lui parle des écureuils. Il ne parle pas français alors on parle en anglais. C'est un américain qui passe une journée de tourisme à Montreal et repars demain. (il a du venir ici pour de la paperasse). Lui aussi cherche un point de vue, alors on le cherche ensemble, et puis on le trouve. Sublime vue sur les gratte-ciels et le centre-ville. Ici, ou que tu regarde il y a de la verdure. Cette ville est un merveilleux mélange de végétation et d'urbanisme bien fait. A cote de nous, il y avait des calèches à chevaux, des marchands de glaces, etc… N'empêche, je marchais depuis 2 heures et je n'avais pas encore vu une seule route avec des maisons de chaque cote.
Lui, c'est marcos, un allemand qui vient du brésil qui fabrique des composants automobiles à Detroit. Je lui dis que je vais aller au centre-ville à pieds, il me propose de m'emmener, alors j'accepte.
Alors, on se perd en voiture, dans ce dédale de rues magnifiques. Chaque maison est différente, tout est passionnant. Et puis finalement, on change d'avis et on décide d'aller tous les deux prendre le grand pont, à l'autre bout de la ville pour aller sur l'ile ou il y a un autre parc, les installations des jeux olympiques et le casino. Le passage sur le pont est extraordinaire, avec un grand soleil, une vue saisissante sur la ville…
Oui. Marcos, c'est le genre de pauvre type américain, qui a passé toute sa vie à courir après sa carrière, n'a pas trop d'amis, pas de femme(s), pas de gosse(s), pas d'attache(s), plein de tunes, qui se réveille à 40 ans et se dit qu'il voudrait faire des choses intéressantes dans sa vie. Et donc, il était tout seul pour visiter Montréal. Moi aussi. Donc nous sommes deux. Et donc, on est allés se promener sur la berge de l'ile, très très très beau aussi, il m'a raconté qu'il voulait un jour faire Detroit-Rio de Juanero en voilier. Moi je lui parlais fusion nucléaire. On a regardé quelques installations olympiques, puis après, on est allé au casino (je voulais en visiter un un jour). C'était très marrant. Des étages et des étages de machines à sous à perte de vue, sur lesquelles des vieux et des vieilles viennent dépenser leur argent. Moyenne d'âge 60 ans, c'est là que les vieux riches et désœuvrés viennent gaspiller le temps qui leur reste à vivre. Les tables de poker étaient impressionnantes. Marcos m'a payé une bière. On a parlé TVA, sport, plongée sous-marine, comportement animalier, etc… Et puis ensuite on est retournés se balader en voiture en centre-ville. Il m'a déposé près d'un métro vers 19H, on a échangé nos mails. Et bon, en gros, si un jour je vais à Detroit, j'ai un contact là-bas. Donc ensuite, je suis allé me promener dans les souterrains de Montréal. Parce que oui, comme l'hiver ici il fait super froid, ils ne peuvent quasiment pas sortir alors ils ont construit tout une ville souterraine (comme les nains sous la montagne…). Il y a peut-être 2 ou 3 kilomètres de galerie marchande, de magasins de luxe, de cafés, de magasins de jeux vidéos, enfin que des trucs marrants. J'ai même entendu dire qu'il y avait des courses à pieds d'organisées dedans… Tout était fermé, (sauf quelque vendeurs de cookies et de muffin délicieux) mais cela valait le détour. Et puis souvent, le magasin qui est à la surface correspond avec celui qui est en-dessous. Il y a des rues, des places… C'est comme les halles mais en beaucoup, beaucoup plus grand.
Et puis bon, …
Apres, je suis rentre en métro…
Alors bon, finalement j'ai récupéré une carte histoire de comprendre un peu pourquoi est-ce que je mettais perdu dans la foret, et à la lueur de cette carte, j'ai appris compris plusieurs choses : D'une, Montréal, c'est super grand. Et j'en ai pour la journée à aller à pied au centre ville et revenir. De deux, en gros, la carte, c'est que de la ville partout, de la ville très agrémentée de petits parcs et de verdure, mais de la ville quand même, sauf a un seul endroit. En gros, ils avaient une grosse montagne de poser au milieu de la ville et ils se sont dit qu'ils allaient la laisser sauvage, y mettre un parc un cimetière et un campus, et laisser tout le reste en foret brute libre…
D'ailleurs, vous pouvez revivre mes aventures sur la carte suivante :
http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF8&hl=en&msa=0&om=1&msid=112021953472117560034.0000011285edd61d326b0&ll=45.501113,-73.584366&spn=0.043013,0.079823&t=k&z=14
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