Une grande légende qui figure parmi les plus incontournables classiques de la littérature anglaise est celle du portrait de Dorian Gray. Ce jeune british a la vie bien remplie et libre, était d’une extrême beauté et fit un jour peindre son portrait. Puis de peur de la perdre un jour, et par peur de la mort, il fit un jour le vœu que ce soit le tableau qui vieillesse a sa place, figeant ainsi ses traits et sa jeunesse pour l’éternité. Et donc, durant des décennies et des décennies il a vécu sa vie, enchaine les conquêtes, et les crimes, joui de sa beauté et sa jeunesse, infatigable, immortel. Alors que son portrait, devenait de plus en plus vieux, de plus en plus noir et enlaidi par ses péchés.
Et je me demande si la résidence de l’Université de Montréal n’a pas hérité d’une certaine façon de ce roman anglais. Car tous les matins, je me réveille, je sors, je rencontre des gens, je discute, je marche des heures dans les rues, je découvre de nouveaux endroits, je visite, je sors dans les bars avec des quasi-connaissances, je vais au ciné, je profite de la vie, sans trop de limites, à me bruler les ailes aux lumières de Montréal et chaque fois que je passe dans ma chambre, devant ce miroir qui surplombe mon lavabo c’est comme si je pouvais regarder mon portrait de Dorian Gray. Je vois un jeune homme, aux cheveux un peu trop longs, le visage creusé par la fatigue et d’immenses cernes noire sous les yeux. On ne pourrait même pas faire la différence avec deux immenses œil au beurre noir. Me serais-je battu ?
Depuis plus d’un mois et demi, depuis mes dernières semaines parisiennes, les miroirs ne me présentent que ce visage, quand moi je vis à tout rompre à coté. Je me suis épuisé, j’ai achevé ma carcasse aux derniers flambeaux parisiens, qui vit maintenant en sursis, comme dans une chanson, un rêve, un aparté, perdu de l’autre cote des flots, parti vers les terres de l’ouest (un cookie). Apres la vie, ce n’est pas la mort, ni le paradis, c’est le Québec. Cependant, parfois mon regard ne supporte pas la vue de ce tableau, et je m’effondre brusquement, m’évanouis assommé dans un profond sommeil jusqu’au lendemain matin. Nuit après nuit, je passe devant ce miroir et je lui demande : « Miroir oh mon miroir, dis-moi jusqu’ou je pourrais encore tenir ? ».
Et toujours il me répond, que Blanche-Neige est la plus belle et que même si je dors 9 à 10H par nuits depuis un mois, et que je ne suis pas sorti de la semaine, le visage du cadavre caché derrière la vitre ne s’arrange pas, et qu’il faut vivre et profiter de Montréal quand même. En vain, Dorian Gray tente de racheter ses fautes et d’embellir le tableau qui a payé à sa place. Si grand était donc le crime ? Si violent était l’épuisement qu’un mois de repos n’aient put guérir les cicatrices laissées par deux semaines de folie et une journée de 47 heure ?
Alors j’attends.
J’attends, j’espère…
J’attends qu’un jour ce soit mon visage qui réapparaisse dans le miroir. J’attends.
mercredi 6 juin 2007
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1 commentaire:
hello
Donc first comentaire du whiteshark sur le blog de jj.
Alors pour le cookie (a nan merde désolé)...
Alors pour la galette (ha c mieux), les terres de l'ouest c dans lord of the ring, c là bas qu'ils partent les elfes (en fait ils retournent d'où y vienne mais bon ce serait long à expliquer...) à la fin du trois avec bilbon d'ailleurs et frodon (et gollum qui en fait n'est pas mort parce qu'il possédait un sort de protection contre la lave (ça sert rarement n'empêche que là ça a servi)et donc bref enfin).
Donc voilà que dire de plus pour être complet, l'ouest c la terre des valar (en gros les jesus-christ(descendant de dieux) du monde de lord of the ring) et ils sont super beau et ils on construit plein de belles choses et en gros l'ouest c le paradis tout ça d'où le parallèle que jj à fait...toutes ces merveilles de l'ouest:les chûtes du niagara, le pentagone, les caribous, les tours jumelles, le château frontenac, les caribous, geaorge w bush, j'en passe et des meilleurs
PS: si tu croise un valar jj prend une photo stp,merci
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