Le principe étant bien entendu de finir la nuit à jouer de la guitare (sur une vieille folk qui est au moins plus vieille que moi, et qui trainait dans la colloc d’Emilie, sans que personne ne soit capable d’avoir la moindre petite idée de son propriétaire, et que l’on avait empruntée pour l’occasion), en mangeant des marshmallows, au coin du feu.
Parce que les marshmallows au coin du feu, c’est plus qu’une tradition, c’est plus que bon, c’est comme la blanquette le dimanche soir à la porte Saint-Denis (un demi cookie), c’est comme les CD de Jean-Jacques Goldman, c’est indispensable, incontournable, c’est le genre de chose que dans sa vie il faut avoir fait au moins une fois… Que tout ceux qui veulent m’envoyer dans les boites de strip-tease ouvrent les yeux et se fassent une bonne grillade de marshmallows en foret au coin du feu, avec une guitare, les moustiques et les chaussettes qui puent, … C’est ca la vie !!!
Enfin voilà.
Et puis finalement, cela ne s’est pas vraiment passe comme ca… On a pas pu allumer le feu…
Parce que …
Non, on avait pensé à emmener un briquet… C’est le genre de connerie que l’on aurait put faire, mais non…
C’est juste que c’était interdit, un gardien du parc est passé nous le dire. (mais un vrai gardien de parc québécois, avec l’accent, la chemise beige et le chapeau)
Apres, on est tous les quatre allés regarder le coucher de soleil sur le lac, mais au bout de deux minutes, on était tous en train de courir en rond et faisant des grands gestes des bras et en criant (un peu genre danses indiennes), a cause de la guerre féroce qui faisait rage entre les moustiques et nous. Nous furent assaillis sur le flanc nord par une nuée, un nuage épais et compact de pleins de bestioles bizarres, capables de te bouffer un bout de peau en entier.
« La lutte était terrible, je ne voyais que des ombres,
Tranchant l’ennemi qui revenait toujours en surnombre. »
(Aller, ... C’est open cookie en ce moment… Un demi-cookie)
Et après quelques belles photos, nous avons tous répondu au cri du « Courage, Fuyons ! », et nous sommes repliés stratégiquement vers les moustiquaires de nos tentes… Livrant ainsi la plage et le coucher de soleil a l’armée d’insectes, qui elle aussi a le droit de profiter de la beauté des derniers rayons du soleil, après tout…
Cependant, nous nous sommes résolus à troquer notre feu contre des vers luisants, et avons finalement terminé à jouer de la guitare, en mangeant des marshmallows (d’ailleurs, ces derniers avaient un peu fondu dans la voiture, et étaient tout colles dans le sachet…). La moitié du ciel nous donnait le grand chaudron, et l’autre n’était que nuages qui s’illuminaient d’éclairs de temps en temps… Toute la chanson française y est repassée…
Et puis, nous avons troque nos chants contre les murmures de la nuit, allongés en écoutant les bruits des écureuils et oiseaux qui rodaient aux alentours.
C’est alors qu’un animal plus gros, une silhouette qui ressemblait en gros à un castor en contre-jour est sorti de la forêt, et s’est dirigée vers nous. On se tait, on la regarde approcher, et au final, c’est un Raton-Laveur (le copain de pocahontas) qui vient nous rendre visite. Il s’approche de nous, nous regarde, sans peur et sans reproche. Il nous renifle un peu. C’est magnifique et super mignon ces animaux là. On était charmé. Il tourne autour de nous, reste bien une minute et puis repart dans la forêt. Magique.
Moment totalement magique.
Et puis une fois les forces invisibles du portrait de Dorian Gray ayant rattrapées mes amis, nous sommes partis nous coucher. Et au moment, ou Emilie et moi rangions les partitions et la poche de marshmallow (à moitié pleine), notre cher ami est ressorti de la pénombre et est revenu nous voir. Il passe à coté de nous, renifle un peu partout, on aurait presque pu le caresser. C’était vraiment génial. On pose nos affaires pour mieux le regarder, et avant que j’ai eu le temps de réagir, il s’approche de la poche de marshmallows, le renifle un coup, puis l’attrape en mordant un grand coup dedans et se barre avec en courant…
…
On s’est fait voler notre poche de marshmallows par un raton laveur…
…
Alors déjà, j’étais furieux, parce que pour respecter la nature, il faut être totalement transparent et n’avoir aucun impact sur elle. Et il ne faut surtout pas nourrir les animaux. Déjà, des bonbons de ce genre, c’est super sucré et ca allait lui pourrir les dents, et en plus, c’est un animal sauvage, qui doit le rester, et qui doit continuer à savoir se nourrir sans nous, et surtout ne pas agresser les touristes pour leur demander à manger.
Mais surtout, enfin, c’est comme se dresser entre un lion et sa proie, c’est comme essayer de voler un cookie à Greg, c’est dangereux de me voler mes précieux marshmallows, à moi, sous mon nez ! Il ne savait pas à qui il avait à faire le raton laveur !!
Ni une ni deux, je récupère la lampe torche de Nicolas, et me voilà parti, à une heure quelconque de la nuit, au beau milieu des forêts canadiennes, avec mon chapeau, pour courser un raton-laveur qui trainait un sachet de marshmallow ! L’aventure n’attend pas…
Et je l’ai rattrapé le con ! Il s’était pose une dizaine de mètres plus loin pour festoyer, et quelle ne fut pas sa surprise et sa frayeur quand il m’a vu débarquer. S’en est suivit une course-poursuite de folie, à travers les arbres, les ronces, les passages infranchissables, les détours, suivant à l’oreille ce superbe animal, incroyablement agile. Il y a un moment, ou j’ai bien été à 10 cm de l’attraper… Cela a bien duré 10 minutes avant que finalement je parvienne à le rabattre vers le campement, et qu’il aille se refugier dans un bosquet qui m’était inaccessible. A plusieurs nous aurions put l’encercler et le prendre sans problème, mais là, seul, en pleine nuit, je du renoncer.
Je suis donc retourné au campement, recruter le renfort de Nicolas. Cependant le temps de retourner sur le champ de bataille, notre cher raton-laveur avait déserté, mais nous avons tout de même pu récupérer, notre chère poche de marshmallow, … plutôt déchiquetée, et bien allégé… Mais bon, … Au moins, tout n’aura pas fini dans la nature.
Ensuite, je suis donc allé dormir, et malgré toute la fatigue du monde, j’ai bien du passer une petite heure, incapable de m’endormir, à écouter le bruit d’un chevreuil qui devait brouter non loin. Jusqu'à ce que l’on puisse enfin vraiment « Tourner le temps à l’orage !!! » (un demi-cookie pour les références exactes et un jeu de mots supplémentaire), puisqu’il a commencé à pleuvoir de façon assez intense. Ce qui m’a permit de me maintenir éveillé, notamment grâce au duvet qui prenait l’eau prés des pieds, pendant encore une bonne heure !!
Réveil 5H du mat avec le soleil. La vie n’attend pas…
3 commentaires:
« La lutte était terrible, je ne voyais que des ombres,
Tranchant l’ennemi qui revenait toujours en surnombre. »
Facile : Manau, La tribu de Dana (antiquité s'il en est...)
« Tourner le temps à l’orage !!! »
A que c'est Johnny ! A qu'il allume le feu !
La blanquette on dirait du Delerm " Tes parents".
pour hippocamp je vous ai tous c'est un labo de véto. Dis j'ai droit a un cookie cette foix ?
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