De ces rumeurs de vagues au bout de l’océan
Je me souviens d’une ville, je me souviens d’une voix
De ces noëls qui brillent dans la neige et le froid
Je me souviens d’un rêve, je me souviens d’une croix
D’un été qui s’achève, d’une cabane en bois
Je me souviens du ciel, je me souviens de l’eau
D’une robe en dentelle déchirée dans le dos
Ce n’est pas du sang qui coule dans mes veines
C’est le refrain de Fils de France
Ce n’est pas leur mort qui me fait de la peine
C’est que plus personne n’y pense
Je me souviens du noir, je me souviens d’un signe
D’une lumière dans le soir, d’une balle assassine
Je me souviens d’amour, je me souviens des gestes
Les étoiles du retour, le parfum sur leurs vestes
Je me souviens si tard, je me souviens si peu
De ces trains de hasard, d’un couple d’amoureux
Je me souviens de Londres, je me souviens de Rome
Du soleil qui fait l’ombre, du chagrin qui fait l’homme
Ce n’est pas du sang qui coule dans mes veines
C’est le refrain de Fils de France
Ce n’est pas leur mort qui me fait de la peine
C’est que plus personne n’y pense
Ce n’est pas du sang qui coule dans mes veines
C’est le refrain de Fils de France
Ce n’est pas leur mort qui me fait de la peine
C’est que plus personne n’y pense »
(Un cookie a qui me donne le titre de la chanson originale, et un second a celui qui me donne l’auteur-compositeur)
Ceux qui me connaissent bien le savent, les autres peuvent toujours le découvrir, mais je suis obsédé du souvenir. J’ai toujours trouvé extrêmement important de me souvenir des choses, de prendre des notes, de garder des traces, et surtout, de me souvenir de ce qu’on fait les autres, ce souvenir de l’histoire de son pays, de son lycée, de son école, penser à chaque pas à tous les hommes qui sont passés par là avant, et tout ceux qui suivront. J’aime me souvenir, et je trouve ca normal de se rappeler de tous ceux qui ont permis que l’on soit ce que l’on est aujourd’hui. C’est probablement en partie pour cela que je me suis autant intéresse à la seconde guerre mondiale, au point d’en écrire un livre.
Et donc vous comprendrez ma surprise et mon émerveillement lorsque quelques jours à peine après être arrivé dans ce beau pays j’ai réalisé que toutes les plaques d’immatriculation, de toutes les voitures, portaient une inscription : « Je me souviens »
Et toutes les plaques d’immatriculation sont comme ca.
Je trouvais cela extraordinaire, mais je ne comprenais absolument pas pourquoi.
Et donc j’ai demandé à mon experte en Québecologie, martine, qui m’a expliqué que c’était tout simplement la devise du Québec. Ici, la devise nationale est imprimée sur toutes les plaques d’immatriculations. C’est comme si en France, derriere chaque voiture il y avait « Liberté Egalite Fraternité ».
Ca, …
Quand je vous dis que ce pays est fait pour moi…
1 commentaire:
La rivière de notre enfance, Didier Barbelivien
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