Cela fait 3 jours que je vis ici avec strictement rien. Ma chambre est vide, il y a plein de tiroirs, de placards tous vides. Je n’ai rien. Mon tee-shirt sent le caribou sauvage en rut, je vis sur le dentifrice et les chaussettes de l’avion. Et je le vis bien.
Ce n’est pas traumatisant au fond, de ne rien avoir. Pour nos société de consommation, ou l’on achète pour être, ou l’on a besoin de toujours avoir, montrer que l’on a, vivre avec nos objets, c’est considéré comme un crime, l’enfer, c’est invivable, de vivre sans rien, sans sa valise, sans choses. Plus personne ne part a l’aventure sans rien, libre, sans attache, sans poids (« Qui tiens dans sa chemise ses ultimes richesses »). Et ils ont bien raison parce que pour plein d’aspects pratiques c’est vachement mieux…
Mais après tout, j’ai l’essentiel, de l’air, de l’eau, de quoi manger (c’est des burgers mais bon…), un matelas ou dormir, des amis qui pensent à moi, un crayon et du papier. C’est tout. C’est tout ce dont j’ai vraiment besoin.
Aller,
3
4
J’emmerde les choses et les choses me fuient
Moi je les pose et elles retournent à Paris
J’emmerde les choses il n’y en a plus dans ma vie
Mais il me reste le « Je pense donc je suis ».
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire